OTTAWA — Les libéraux vont perdre un allié international de taille dans le domaine environnemental lorsque Donald Trump prendra officiellement possession de la Maison-Blanche au début de l’année prochaine, et verront du coup leur programme de politique intérieure perturbé.

M. Trump a promis de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’annuler les programmes environnementaux qui coûtent cher aux entreprises américaines et de renvoyer les mineurs de charbon au travail, au moment où les centrales au charbon ferment leurs portes partout au Canada.

Le message de félicitations du premier ministre Justin Trudeau au nouveau président élu évoque les questions économiques, mais ne mentionne aucunement les changements climatiques ou l’environnement.

Les engagements du président élu en matière d’environnement, d’impôts aux entreprises et sa position ferme sur le commerce pourraient forcer les libéraux à revoir leur programme de politique intérieure, entre autres en ce qui concerne la promesse d’instaurer une taxe sur le carbone.

M. Trudeau pouvait compter sur un allié en Barack Obama pour un plan continental sur le climat. Un Congrès contrôlé par les républicains et Donald Trump à la Maison-Blanche laissent entrevoir la fin de cette collaboration transfrontalière et pourraient également mettre un terme à l’idée que les États-Unis se dotent d’une taxe nationale sur le carbone au cours des prochaines années.

Le seul aspect positif pour M. Trudeau et son équipe se trouve au niveau du pipeline Keystone XL, que Donald Trump a dit vouloir construire.

Dans une déclaration publiée mercredi, la chef intérimaire du Parti conservateur Rona Ambrose a incité Justin Trudeau à parler du projet de pipeline avec M. Trump «le plus tôt possible, et à faire de ce projet créateur d’emplois une priorité majeure».

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