Jacques Boissinot/THE CANADIAN PRESS Le ministre des Finances, Carlos Leitão.

Questionné par le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) sur les baux du gouvernement toujours en vigueur dans des immeubles de Georges Gantcheff, le ministère des Finances, Carlos Leitão a dit être «à l’aise» avec la situation.

Le mois dernier, l’émission Enquête a révélé que des collecteurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ) avaient reçu d’importantes sommes d’argent dans le cadre de renouvellements de baux pour des organismes gouvernementaux qui occupent des locaux dans des immeubles appartenant à M. Gantcheff.

Mardi, la CAQ a déposé à l’Assemblée nationale un document qui indique que 21 baux entre la Société québécoise des infrastructures (SQI) pour des locaux dans des immeubles de M. Gantcheff sont toujours en vigueur, pour une facture de 26 M$ par an. «Est-ce que le ministre des Finances peut nous assurer aujourd’hui que le 26 M$ qu’on donne à chaque année à M. Gantcheff, que c’est fait au prix du marché», a demandé le chef de la CAQ, François Legault.

Rappelant qu’il avait été troublé par les révélations du reportage d’Enquête, M. Leitão a indiqué que ces baux avaient été inspectés par une firme comptable en 2012. «Ce travail a été fait par une firme experte qui a analysé les transactions en question, qui en a aussi informé le gouvernement. Nous sommes tout à fait à l’aise», a-t-il rétorqué, assurant qu’il n’existe aucun bail fantôme et que des employés du gouvernement occupent tous les locaux. Le ministre des Finances a refusé d’indiquer s’il prendrait exemple sur la Caisse de dépôt et de placement, qui a cessé de faire affaire avec M. Gantcheff depuis la diffusion du reportage d’Enquête.

Selon lui, certaines informations sur ces baux ne peuvent être divulguées en raison de l’enquête policière en cours sur les sommes versées aux collecteurs de fonds du PLQ.

La CAQ a par ailleurs indiqué qu’une motion serait déposée mercredi afin d’octroyer au vérificateur général le mandat de scruter les baux conclus avec M. Gantcheff et d’inspecter la vente d’actifs entre 2003 et 2012 par la Société immobilière du Québec (SIQ) [NDLR: ancienne SQI].

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