Getty Une centrale au charbon de Pittsburgh

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse et le gouvernement fédéral ont annoncé, lundi, avoir conclu une entente de principe qui permettra à la province maritime de prolonger les activités de ses centrales au charbon au-delà de 2030.

Cette concession d’Ottawa fait partie des négociations en vue de l’adoption d’un nouvel accord d’équivalence qui reconnaîtra notamment les efforts déjà déployés par la Nouvelle-Écosse pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

La province est déjà parvenue à atteindre l’objectif fixé par Ottawa d’abaisser les émissions de 30 pour cent, d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

Le gouvernement fédéral dévoilait, lundi, son plan de fermeture progressive des centrales au charbon qui se trouvent au Canada — soit en Alberta, en Saskatchewan, en Nouvelle-Écosse et en Nouveau-Brunswick —, fixant l’année butoir à 2030.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a également annoncé que sa province mettra en place un système de plafonnement et d’échange auquel devra se soumettre l’industrie.

Un plan plus étayé sera proposé d’ici 2018, a-t-il déclaré lors d’un point de presse en compagnie de la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, à Halifax.

M. McNeil s’était opposé à la taxe sur le carbone annoncée par Ottawa, arguant que celle-ci s’avérerait trop coûteuse pour l’économie majoritairement rurale de la Nouvelle-Écosse.

La ministre McKenna a de son côté présenté l’entente de principe avec la Nouvelle-Écosse comme une preuve que le fédéral est sérieux dans sa volonté de tenir compte des craintes des provinces et des territoires tout en avançant, au niveau national, en matière de lutte contre les changements climatiques.

La Nouvelle-Écosse doit, suivant l’actuel accord d’équivalence, réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25 pour cent d’ici 2020 et de 55 pour cent d’ici 2030.

Une fois que la nouvelle entente d’équivalence sera finalisée, la province pourra évaluer la diminution d’émissions de carbone qu’entraînerait une réduction des activités de ses centrales au charbon qui ne contribuent pas à la production d’électricité.

La Nouvelle-Écosse a déjà évoqué une fermeture de ses centrales au charbon d’ici 2042, mais des responsables du gouvernement ont toutefois indiqué qu’aucun échéancier n’avait été élaboré dans le cadre du nouvel accord d’équivalence.

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