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Le gouvernement du Canada a annoncé jeudi qu’il appuyait la mise en place d’un service pancanadien en matière de prévention du suicide.

«Ce service sera par messages textes, clavardage et téléphone et ça reliera tout le Canada sous une même structure, a indiqué à TC Media la gestionnaire de la mise en œuvre du réseau des lignes de détresse au Canada, Elizabeth Fisk. Quand ce sera en service, on passera par les services déjà existants des provinces et territoires.»

Puisque les provinces, ainsi que des centres locaux offrent déjà des services téléphoniques d’aide aux personnes avec des pensées suicidaires, quel est donc le besoin d’instaurer un service centralisé? «Il y a des écarts dans le pays et nous voulons être sûrs que les gens aient accès à un service d’aide peu importe où ils se trouvent», a souligné Mme Fisk. Dans certains endroits du pays, il n’y a par exemple pas de service via clavardage ou message texte.

Le réseau des lignes de détresse au Canada entrera en service à la fin de l’année prochaine, mais il s’agit d’un «processus sur plusieurs années», a précisé Mme Fisk.

D’ailleurs, en ce moment, il n’y a pas de discussion pour fusionner la ligne téléphonique québécoise (1-866-APPELLE) au nouveau service pancanadien, assure le président de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault. «Il y a des réflexions à avoir sur le lien à faire entre la ligne canadienne et la ligne québécoise», a-t-il soutenu à TC Media. C’est le gouvernement du Québec, gestionnaire de cette ligne, qui devra voir s’il s’intègre au système canadien.

Cette initiative émane du Cadre fédéral de prévention du suicide publié également jeudi et qui met en place de grandes orientations nationales sur cette question. Bien qu’il n’y ait pas encore de plan d’action, M. Gaudreault salue le Cadre. «C’est intéressant, parce qu’on identifie vraiment des moyens efficaces», a-t-il mentionné.

Malgré l’amélioration de méthodes en matière de prévention dans les dernières années, M. Gaudreault croit qu’il y a encore des lacunes. «Au Québec, la question de l’intervention en ligne, on a des gros efforts à faire de ce côté», a-t-il donné comme exemple, ajoutant que le Cadre fédéral de prévention du suicide aiderait à améliorer encore les façons de faire.

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