CALGARY — Des experts affirment que le procès d’une mère relativement à la mort de son fils de sept ans en Alberta risque fort de raviver un débat sur l’usage de soins de rechange à la médecine courante.

Tamara Lovett, âgée de 47 ans, est accusée d’avoir manqué à l’obligation de fournir les choses nécessaires à l’existence de l’enfant et de négligence criminelle ayant causé la mort. Ryan Alexander Lovett est décédé en mars 2013 après avoir contracté une infection streptocoque l’ayant cloué au lit pendant dix jours. Une autopsie a révélé que le garçon était mort des suites d’une infection à un streptocoque du Groupe A.

La police a indiqué que la femme de Calgary avait appelé pour de l’aide tôt le matin du 2 mars 2013, craignant que son fils ait souffert d’une attaque. Son décès a été prononcé à l’hôpital.

La police a allégué que Mme Lovett avait choisi de soigner l’infection bactérienne avec des remèdes homéopathiques à base de plantes plutôt que d’amener son fils voir un médecin.

Selon Tim Caulfield, directeur de la recherche sur les politiques scientifiques et le droit en santé à l’Université de l’Alberta, cette cause et d’autres similaires pourraient «polariser le débat» et mener à un «retranchement» encore plus grand des «véritables croyants» de soins de rechange à la médecine moderne. Il a tout de même dit espérer qu’à long terme, cela contribue à un débat public plus large.

Concernant plus précisément les cas de morts d’enfants, la bioéthicienne à l’Université de Calgary Juliet Guichon a dit croire que la loi devrait aller plus loin en inscrivant la responsabilité des amis et membres de la famille.

«Le système juridique requiert que les citoyens avertissent les services à l’enfance qu’un enfant est en danger. Les citoyens ont simplement à appeler le 911, et ils peuvent le faire de manière anonyme», a-t-elle souligné.

«Peut-être que la police déterminera que quelqu’un avait des motifs raisonnables et probables de croire qu’un enfant avait besoin d’une intervention, et n’a pas rapporté cette information. Dans un tel cas, est-ce que des accusations seront portées contre cette personne pour ne pas avoir signalé qu’un enfant avait besoin d’aide?», s’est demandé Mme Guichon.

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