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MONTRÉAL — Québec solidaire propose de percevoir les taxes des transactions effectuées en ligne pour contrer la «pression concurrente déloyale» à l’égard des détaillants locaux.

Le parti souhaite que le gouvernement prélève les taxes sur les produits et services achetés sur internet par le moyen des transactions bancaires «pour que les commerçants jouent à armes égales».

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, le député de Québec solidaire Amir Khadir, a plaidé que les banques devaient être tenues responsables dans ces transactions qui enrichissent les multinationales et qui échappent aux petits commerçants québécois, a-t-il soutenu.

Selon le député, le gouvernement québécois a le pouvoir «indirect» de légiférer sur la question, même si les banques sont de compétence fédérale. Il souligne que le gouvernement pourrait notamment imposer des mesures de rétorsion aux banques qui ne se conformeraient pas aux règles.

Selon lui, l’argument des compétences fédérales-provinciales constitue une «échappatoire commode» lorsque les gouvernements ne veulent pas agir.

Par ailleurs, toujours pour aider les petits commerçants, Québec solidaire souhaite permettre aux marchands pris dans des chantiers importants comme c’est actuellement le cas à Montréal de ne pas payer de taxes pendant une période déterminée.

Québec solidaire prévoit présenter cette proposition dans le cadre de l’étude du projet de loi 120, parrainé par la ministre des Affaires municipales Martin Coiteux, qui vise à modifier des dispositions législatives sur le plan municipal.

«Un dégrèvement fiscal (serait) accordé par les municipalités, que ce soit Québec ou Montréal, pour qu’il puisse y avoir un congé de taxes pendant une période à déterminer pour donner un peu d’oxygène aux petits commerces», a expliqué M. Khadir, qui représente la circonscription montréalaise de Mercier.

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