Chantal Levesque/Métro

Vendredi sera la journée de l’année où les consommateurs canadiens se bousculeront le plus dans les magasins pour effectuer leurs emplettes de Noël.

C’est du moins ce que prévoit la firme de gestion de transactions par carte de crédit et débit, Moneris. Celle-ci s’avance même pour dire que c’est vers 14h que les modules de paiement seront le plus sollicités.

«Le 23 décembre, c’est la dernière grande journée de magasinage pour les Canadiens, a souligné mercredi le chef de produit de Moneris, Rob Cameron. Et le fait que ce soit un vendredi fait en sorte que, selon nous, les magasins seront encore plus achalandés. Plusieurs employeurs libèrent leur personnel à midi et plusieurs travailleurs prennent congé.»

Moneris prédit que jusqu’à 20 millions de transactions seront effectuées ce vendredi au Canada, dépassant ainsi le nombre d’achats réglés par carte de crédit et carte de débit faits le 23 décembre 2015 (19,2 millions) et 23 décembre 2014 (18 millions). Cela inclut les emplettes faites en magasin et en ligne.

Les achats en ligne sont peu populaires le 23 décembre, a indiqué Moneris. Ils le sont beaucoup plus pendant le Cyber lundi ou le Vendredi fou (Black Friday), qui représente la deuxième journée de l’année où le volume des ventes est le plus élevé au Canada.

«Pendant le Vendredi fou, les consommateurs profitent des rabais, mais le 23 décembre, ils achètent en plus de la nourriture et de l’alcool, ce qui en fait la journée de magasinage la plus achalandée», a expliqué M. Cameron.

La professeure de marketing de HEC Montréal, JoAnne Labrecque, croit d’ailleurs que le Vendredi fou marque désormais le début de la période des achats de Noël, qui s’étend au-delà du Boxing Day.

«Les consommateurs sont très sensibles au prix, a dit Mme Labrecque. Le web a accentué cette sensibilité aux prix parce que les consommateurs ont tous les outils pour les comparer de façon efficace. S’il y a une tendance de faire des rabais, les détaillants n’ont pas le choix de suivre.»

«Ça demande beaucoup de gymnastique aux commerçants, a ajouté la professeure de HEC Montréal. Ils doivent concéder une partie de leur marge. Et pendant l’hiver, c’est difficile de prévoir le comportement des consommateurs avec la météo.»

Même si les achats sont de plus en plus importants d’année en année, cela ne veut pas dire que les consommateurs «perdent la tête» pendant la période des Fêtes, pense pour sa part la professeure de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Francine Rodier, qui est aussi chercheure associée à l’Observatoire de la consommation responsable.

«Il y a des mouvements de déconsommation et il y a une sensibilité accrue à la consommation responsable», a-t-elle rapporté.

D’après le Baromètre de la consommation responsable, publié le mois dernier, la part de la consommation responsable a grimpé de 2,1% depuis 2010 pour s’établir à 66,1%. Près d’un cinquième des consommateurs (21,4%) font partie des acheteurs les plus responsables, en hausse de 5,7% depuis 2014.

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