OTTAWA — Les services d’aide pour les jeunes à la recherche d’un premier emploi devraient éviter la numérisation et privilégier les contacts et les services de personne à personne, fait valoir le nouveau rapport d’un groupe d’experts du gouvernement fédéral sur l’emploi chez les jeunes.

Dans un rapport d’étape dévoilé mercredi, le groupe décrit comment les jeunes peuvent compléter des centaines de demandes d’emploi en ligne sans recevoir de réponse des employeurs, et souligne que le recours à leurs réseaux personnels est étonnamment élevé.

Les jeunes ayant le plus de succès dans leur recherche d’emploi sont ceux qui passent par leurs réseaux personnels ou familiaux. Pour ceux qui n’ont pas l’appui de tels réseaux, la nécessité d’établir des liens peut être intimidante, affirme le rapport.

«Nous nous trompons si nous croyons qu’en numérisant le processus de demande d’emploi, nous le rendons plus démocratique. Les effets du réseau sont plus importants que jamais et cela nuit aux jeunes personnes pourvues de moins grandes aptitudes sociales», a expliqué la présidente du groupe, Vass Bednar.

Selon le rapport d’étape, les jeunes Canadiens souffrent d’un niveau d’anxiété élevé vis-à-vis de leurs futures perspectives d’emploi. Cette anxiété est aussi présente chez les jeunes qui détiennent un diplôme d’études postsecondaires et qui ont déjà eu des expériences de travail — deux caractéristiques souvent considérées favorables à l’obtention d’un emploi.

Dans une étude dévoilée plus tôt en décembre, Statistique Canada indiquait que les jeunes avaient vu la qualité de leurs emplois diminuer depuis 40 ans, même si leur taux de chômage est resté relativement inchangé pendant cette période. Tant en 1976 qu’en 2015, le taux de chômage des jeunes était 2,3 pour cent plus élevé que celui des 25 ans et plus.

Une promesse qui se fait attendre

Les libéraux ont fait diverses promesses aux jeunes Canadiens dans leur plateforme électorale. Une d’entre elles ne s’est toujours pas matérialisée: celle de lever les primes d’assurance emploi pendant 12 mois pour tout employeur qui donne un emploi à temps plein à un jeune âgé de 18 à 24 ans.

La ministre fédérale du Travail, Maryann Mihychuk, affirme que le gouvernement étudie toujours cette mesure et envisage aussi d’autres éventuels crédits d’impôt pour inciter les entreprises à donner un premier emploi aux jeunes Canadiens.

«Nous voulons nous assurer de choisir la façon la plus efficace, de lui donner la portée la plus large possible et de la rendre accessible à plusieurs, plusieurs jeunes», a-t-elle indiqué.

Selon la ministre Mihychuk, le gouvernement planifie un effort particulier pour promouvoir les modèles d’apprentissage intégrés au milieu de travail, dans lesquels les étudiants obtiennent des crédits d’étude tout en travaillant dans leur domaine. Cela peut se produire par l’entremise d’un programme de placement coopératif ou d’un stage.

Des fonctionnaires fédéraux ont commencé à étudier ce genre de modèle peu de temps après que les libéraux ont été portés au pouvoir.

«Ce n’est qu’une pièce d’un plan plus large. Nous savions, après avoir fait le porte-à-porte de la campagne électorale, et même avant, que la situation était assez difficile pour les jeunes du Canada et qu’il faudrait apporter des changements», a ajouté Mme Mihychuk.

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