Josie Desmarais Marc Ranger, Lucie Levasseur et Chantal Racette

MONTRÉAL — Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) exhorte les municipalités à ne pas suspendre l’indexation des rentes de retraite à compter de dimanche.

En point de presse mercredi, le syndicat affilié à la FTQ a interpellé la vingtaine de maires concernés, dont ceux des villes de Montréal, Québec, Laval, Longueuil et Lévis.

Le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, croit fermement que cette décision sera jugée inconstitutionnelle par les tribunaux.

Il indique que la loi 15, qui impose un partage moitié-moitié des cotisations aux régimes de retraite dans le milieu municipal, enfreint le droit de négocier ses conditions de travail puisqu’elle a préséance sur les contrats déjà signés par les deux parties.

M. Ranger évoque un récent arrêt de la Cour suprême qui consacre à ses yeux ce droit à la négociation — «une cinquième décision qui nous est favorable en ligne», fait-il valoir.

Il avance qu’à la Ville de Montréal seulement, 281 millions $ seront retirés à terme à quelque 15 000 retraités.

«Dans huit ans, neuf ans, la Cour suprême va invalider tout ça, a-t-il assuré. On dit aux maires:  »Attention, n’allez pas de l’avant. On vous prévient ». Et on prendra des mesures extraordinaires pour faire stopper cette décision-là».

Marc Ranger soutient que si les maires vont de l’avant le 1er janvier, ils infligeront ainsi des «dommages irréparables».

«Vos mauvaises décisions vont coûter une fortune aux citoyens et en plus, c’est une décision qui est immorale, a-t-il poursuivi. Les gens qui sont retraités n’ont plus les moyens de se défendre. C’est leur seul revenu. Ils ne peuvent pas dire:  »je vais corriger le tir, je vais rester deux trois ans de plus au travail ».»

Le SCFP représente environ 70 pour cent de l’ensemble des employés municipaux de la province.

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