Archives Métro Héma-Québec est toujours à la recherche de donneuses de pour remplir sa banque publique de lait maternel.

Ce n’est pas de donneurs de sang dont Héma-Québec a le plus besoin à l’approche de la nouvelle année, mais plutôt de mères prêtes à participer à la banque publique de dons de lait maternel.

Héma-Québec n’a pas connu les mêmes besoins que sa consœur canadienne, la Société canadienne du sang, à l’approche du temps des Fêtes. Cette dernière a fait appel à la population canadienne en décembre pour amasser 25 000 dons d’ici la fin de 2016. «On n’a pas les mêmes besoins, soutient le porte-parole d’Héma-Québec, Laurent Paul Ménard. On invite quand même tous ceux qui ont la chance de passer proches d’un point de collecte de s’arrêter pour donner du sang.» Il rappelle que certaines composantes dans le sang ont une durée de vie limitée, comme les plaquettes sanguines qui ont une durée de vie de sept jours.

La période des Fêtes peut venir compliquer la collecte de sang des donneurs réguliers qui, comme plusieurs, ont des horaires variés et irréguliers pendant ce temps de l’année. «On n’a pas nécessairement la tête à ça», comprend le porte-parole. Partenaire régulier de la Société canadienne du sang, Héma-Québec confirme avoir reçu l’appel de cette dernière pour vérifier si les provisions étaient suffisantes de leur côté. «Aucun don n’a été transféré pour l’instant», soutient M. Ménard, qui indique que la Société n’est pas encore en cas de pénurie.

Lait maternel en demande
C’est plutôt la banque publique de lait maternel d’Héma-Québec qui a besoin de recevoir un coup de pouce au Québec. «On n’a pas encore atteint notre vitesse de croisière», estime M. Ménard. Créée en mai 2014, la banque vise à alimenter en lait maternel les poupons nés prématurément pour prévenir des problèmes de santé éventuels.

Héma-Québec est toujours à la recherche de 200 femmes qui seraient prêtes à leur offrir des surplus de leur lait maternel. «On a besoin d’environ 500 mères pour alimenter l’ensemble des prématurés de 32 semaines et moins», explique le porte-parole. Pour l’instant, la banque ne peut répondre à l’ensemble des besoins des centres hospitaliers et se limite aux grands prématurés de 30 semaines et moins.

Plutôt que de se rendre dans un centre de collectes comme pour un don de sang, c’est Héma-Québec qui se déplace chez les mères pour aller chercher les surplus de lait à donner. «On est bien conscient qu’une maman avec un bébé de moins de douze mois en a souvent plein les bras», relate M. Ménard. Pour une question de logistique autant que de transport, les femmes doivent se trouver dans les régions métropolitaines de Québec ou de Montréal pour offrir leur lait.

Les mères désireuses de participer à la banque publique de lait maternel doivent répondre à certains critères, comme être en santé, non fumeuse et allaiter un enfant de 12 mois et moins. Après une première visite d’une infirmière pour évaluer l’état de santé de la mère, celle-ci reçoit des bouteilles de prélèvements de lait à congeler. Elle doit par la suite contacter Héma-Québec sur une base régulière pour que l’organisme vienne ramasser le lait.

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