HO HO / La Presse Canadienne

UPPER BIG TRACADIE, N.-É. — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a demandé une enquête afin de déterminer à quel point le réseau de la santé a su prendre en charge le vétéran qui aurait selon toute vraisemblance tué trois membres de sa famille avant de s’enlever la vie, mardi.

Les corps de l’ex-militaire Lionel Desmond, 33 ans, de sa mère, sa femme et sa fille de 10 ans ont été découverts mardi soir, abattus par balle, dans une résidence d’Upper Big Tracadie, une toute petite communauté majoritairement noire située au sud de Tracadie, près de l’île du Cap-Breton.

La Gendarmerie royale du Canada espère que les autopsies pratiquées jeudi lui permettront de divulguer davantage d’informations sur cette affaire vendredi.

En attendant, le premier ministre Stephen McNeil a demandé aux autorités de la santé de la province de déterminer si M. Desmond a demandé et obtenu les soins requis, et si les procédures ont été suivies. Le premier ministre est conscient que Lionel Desmond a reçu des soins de l’armée pour son trouble de stress post-traumatique, mais il veut savoir si le système de santé de la province a été sollicité et s’il a joué son rôle pour éviter ce drame «indicible».

M. McNeil a aussi indiqué jeudi, à sa sortie de la réunion du cabinet, qu’il demanderait au ministère fédéral des Anciens Combattants comment il a géré tout ce dossier.

Des sources au ministère de la Défense nationale ont indiqué qu’un an et demi avant sa libération, en juillet 2015, M. Desmond avait reçu des soins pour un trouble de stress post-traumatique, à la base de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pendant environ un an. Des proches ont cependant soutenu que plus récemment, le vétéran n’avait pu obtenir les soins requis lorsqu’il s’est présenté dans un hôpital à Antigonish, près de chez lui. C’est ce que le premier ministre McNeil veut notamment vérifier.

Un vétéran qui avait été déployé en Afghanistan en même temps que le caporal Desmond affirme qu’il le considérera toujours comme un héros. Trev Bungay a rappelé que les militaires canadiens déployés en Afghanistan en 2007 ont trouvé là-bas mort et destruction. Il soutient que personne ne revient complètement indemne d’une telle mission, et que la plupart des militaires qui étaient avec lui en Afghanistan souffrent aujourd’hui de trouble de stress post-traumatique.

Lionel Desmond lui a annoncé l’été dernier qu’il avait convenu avec le ministère des Anciens Combattants d’un plan de soin et qu’il semblait sur la bonne voie d’obtenir l’aide dont il avait désespérément besoin, a raconté M. Bungay. Il y a deux mois, au téléphone, M. Desmond lui a dit qu’il tentait toujours d’obtenir de l’aide, mais il semblait s’en tirer, selon lui.

L’ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes a exhorté mercredi le gouvernement fédéral à en faire davantage pour les soldats écartés de l’armée pour des raisons de santé.

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