Andrew Vaughan Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

TRACADIE, N.-É. — Le cercueil de l’ex-caporal Lionel Desmond était drapé de l’unifolié, mercredi, lors de ses funérailles et celles de sa mère, qu’il a abattue la semaine dernière en Nouvelle-Écosse au cours d’une tuerie qui a fait quatre morts.

La petite église catholique deux fois centenaire de Tracadie était bondée pour ces funérailles toutes particulières. Des obsèques distinctes auront lieu jeudi après-midi pour la femme du vétéran et leur fille de 10 ans, elles aussi abattues la semaine dernière par l’ancien soldat qui avait participé à une mission en Afghanistan en 2007.

Dans son homélie, le prêtre John Barry a admis qu’il était impossible de trouver une explication à une «tragédie aussi horrible», et qu’il fallait alors s’en remettre à Dieu, «le seul vers qui l’on peut se tourner en de telles circonstances», et celui «qui pourra peut-être un jour répondre à ces nombreuses questions déchirantes».

Lionel Desmond, âgé de 33 ans, a tué sa mère Brenda, 52 ans, sa femme Shanna, 31 ans, et leur fille Aaliyah avant de retourner l’arme contre lui, dans la résidence familiale d’Upper Big Tracadie, une petite communauté du nord-est de la Nouvelle-Écosse, près de l’île du Cap-Breton.

Parmi les quelque 300 personnes qui s’étaient massées mercredi dans l’église Saint-Pierre, on trouvait des militaires, des membres de la Légion royale canadienne et quelques vétérans qui portaient la veste de cuir aux couleurs de leur régiment. Le cercueil de l’ex-caporal Desmond n’a pas été porté par des militaires, mais son entrée dans l’église a été saluée par un air funèbre joué à la cornemuse.

Le prêtre a parlé de Lionel Desmond comme d’un homme «affable et gentil».

«Tout comme sa mère Brenda, il avait toujours un sourire charmant, des manières agréables, une personnalité attachante. Il était toujours prêt à aider les autres. Ces qualités, sans aucun doute, expliquent en grande partie son enrôlement au sein des Forces armées en septembre 2004», a estimé le père Barry.

Des membres de la famille soutiennent que M. Desmond a souffert après son déploiement en Afghanistan d’un trouble de stress post-traumatique, pour lequel il avait reçu des soins alors qu’il était toujours dans l’armée. Mais selon des proches, le vétéran n’aurait pas reçu les soins appropriés lorsqu’il est revenu s’installer en Nouvelle-Écosse il y a 18 mois.

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