Chantal Levesque L'avocat Marc Bellemare et les parents de Marilyn Bergeron.

Les parents de Marilyn Bergeron, une jeune femme disparue il y a 9 ans, triplent la récompense offerte et redemandent au gouvernement que la Sureté du Québec soit saisie du dossier.

La semaine avant sa disparition, le 17 février 2008, elle avait réintégré le giron familial, en banlieue de Québec, et vidé son appartement de Montréal, où elle vivait depuis trois ans. C’est un épisode douloureux de sa vie qui reste encore obscur qui était à l’origine de ce retour.

Marilyn, qui a étudié à Joliette, était cameraman pigiste à l’époque. Elle bouclait ses fins de mois en travaillant comme vendeuse au magasin de musique Steve, sur la rue Saint-Antoine et suivait une formation financière auprès de l’Industrielle Alliance.

«On savait que notre fille ne feelait pas depuis une couple de mois et elle ne s’est pas fait prier pour revenir à la maison», a raconté jeudi en conférence de presse sa mère, Andrée Béchard. «Quand je lui ai demandé si c’était lié à une peine d’amour, à la drogue, ou à des dettes, elle me répondait systématiquement non. Mais quand je lui ai demandé si elle avait été agressée, elle a pincé la bouche, abaissé les yeux et les larmes ont commencé à couler», raconte sa mère qui lui a alors suggéré de prendre rendez-vous avec un psychologue.

Le jour de sa disparition elle est partie avec uniquement son manteau et sa carte de crédit qu’elle a tenté d’utiliser dans un guichet Loretteville. Elle a aussi été vue dans un Café Dépôt de Saint-Romuald, à 20km de la résidence de ses parents.

Comme elle a disparu dans la région, c’est le Service de police de la Ville de Québec qui est responsable de l’enquête depuis. Les parents, qui ont mené leur enquête en parallèle, ont parfois rencontré des gens qui n’avaient jamais été rencontrés par les policiers municipaux. «Depuis, ils nous disent qu’ils ont rencontré tout le monde, mais comme on n’a pas accès au dossier, on ne peut pas vérifier», a confié le père de Marylin, Michel Bergeron.

Ce dernier a tenté sans succès en 2015 de convaincre le ministère de la Sécurité publique d’attribuer le dossier à la Sureté du Québec. «La police de Québec a fait son possible, mais compte tenu de la complexité du dossier et du fait que Marylin avait sa vie à Montréal, on redemande que l’enquête soit confiée un corps de police national», a ajouté l’avocat Marc Bellemare, qui a été embauché récemment par la famille.

«Il y a souvent des gens qui ne veulent pas s’adresser à la police, car ils peuvent avoir certaines choses à se reprocher. En s’adressant à moi ou à la famille, ils peuvent être assurés de l’anonymat. Toute information ciblant un lieu, un individu ou des faits permettant de retrouver Marylin, sont concernés par la récompense», a conclu Me Bellemare.

«Nous comprenons la détresse des parents. Selon les informations dont nous disposons, le dossier a été traité avec doigté par les autorités. Toute nouvelle information est importante et sera certainement prise en considération par le service de police», a déclaré par courriel, Marie-Ève Pelletier, l’attachée de presse du ministre de la Sécurité publique. «Dans ce dossier, chaque fois que requis, la Sûreté du Québec a offert sa pleine collaboration et son soutien au Service de police de la Ville de Québec», a-t-elle ajouté.

Disparition Marilyn Bergeron

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!