Soutenez

Nouvelle enquête sur les attitudes envers la pauvreté

Image générée par l'intelligence artificielle montrant un homme assis à une table avec un portefeuille vide.
Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Canva.com

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié une enquête inédite qui brosse un portrait statistique des préjugés à l’égard de la pauvreté et des personnes qui la vivent, tant du point de vue de la population générale que de celui des personnes directement concernées.

L’enquête mesure la pauvreté à l’aide de deux indicateurs complémentaires: le revenu du ménage selon la mesure de faible revenu (MFR) et la perception de la suffisance du revenu pour répondre aux besoins de base. Cette approche combinée révèle une réalité nuancée: 19% des personnes sont en situation de pauvreté et se perçoivent comme telles, tandis que 12% sont dans cette situation sans se reconnaître comme pauvres.

À l’inverse, 15% ne sont pas en situation de pauvreté, mais se perçoivent tout de même comme telles. Enfin, 54% ne sont pas en situation de pauvreté et ne se perçoivent pas comme telles.

Facteurs structurels ou individuels

Quant aux causes attribuées à la pauvreté, les opinions divergent considérablement au sein de la population. Quelque 38% des Québécois de 18 ans et plus adhèrent fortement ou plutôt fortement à des croyances associant la pauvreté à des facteurs structuraux, comme une répartition inégale de la richesse ou un manque de justice sociale. Cette proportion grimpe à 52% chez les personnes en situation de pauvreté qui se perçoivent comme telles, à 55% chez les prestataires de l’assistance sociale et à 55% chez les personnes issues de minorités sexuelles ou de genre.

En parallèle, 33% de la population attribuent la pauvreté à des facteurs individuels propres aux personnes concernées. Cette proportion est plus élevée chez les hommes (37%) et chez les personnes issues de minorités visibles ou ethniques (38%). Par ailleurs, 28% des gens associent la pauvreté à des facteurs liés au destin, comme la malchance. Les prestataires de l’assistance sociale (38%) et les personnes issues de minorités sexuelles ou de genre (44%) sont plus nombreux à avoir cette opinion.

Attitudes négatives et positives

L’enquête met en lumière une coexistence d’attitudes négatives et positives envers les personnes en situation de pauvreté. Ainsi, 72% de la population estiment que ces personnes devraient faire plus d’efforts pour s’en sortir, et 76% pensent qu’elles devraient davantage chercher un emploi lorsqu’elles sont en santé. Plus précisément, 17% des répondants adhèrent fortement ou plutôt fortement à des attitudes négatives liées à l’effort et à la responsabilité individuelle des personnes pauvres.

À l’opposé, 31% de la population entretiennent des attitudes positives fortes ou plutôt fortes envers ces personnes, les percevant notamment comme plus honnêtes, plus modestes, plus amicales ou plus résilientes. Ces attitudes positives sont plus fréquentes chez ceux qui attribuent la pauvreté à des facteurs structuraux ou liés au destin.

Discrimination et isolement

Les résultats de l’enquête soulignent également des expériences de discrimination bien documentées. Parmi les personnes en situation de pauvreté et se percevant comme telles, 28% ont vécu au moins une situation de discrimination au cours des 12 mois précédant l’enquête, notamment dans l’accès aux prestations gouvernementales, à l’emploi, au logement et aux soins de santé.

De plus, 27% de ce groupe ont rapporté avoir perçu de façon répétée des situations discriminatoires en raison de leur situation financière, comme le sentiment d’être jugées, évitées ou méprisées. Cette proportion atteint 54 % chez les prestataires de l’assistance sociale, contre 22 % chez les non-prestataires.

Les préjugés ont également des répercussions directes sur les comportements. Environ 34% des personnes en situation de pauvreté et se percevant comme telles ont évité au moins une situation par crainte du jugement, qu’il s’agisse de chercher un emploi, de suivre une formation ou de révéler leur situation financière. En outre, 24% du même groupe ont signalé que ces préjugés ont eu des répercussions importantes sur leurs relations sociales, qu’elles soient amicales, familiales, amoureuses, communautaires ou avec des professionnels de la santé.

L’EQPP 2024 a été réalisée par l’ISQ dans le cadre d’un mandat confié par le ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale (MESS).

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.