Adrian Wyld Stephen Harper. Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA — La crise du logement que vivent les Inuits dans le nord du pays s’intensifiera si le gouvernement fédéral n’apporte pas des changements significatifs dans sa façon de financer le logement dans cette région, met en garde un comité de sénateurs.

Dans un rapport publié mercredi, le Comité sénatorial des peuples autochtones demande aux libéraux de fournir le financement pour la construction résidentielle directement aux groupes inuits, plutôt que de verser l’argent aux provinces et aux territoires.

Le gouvernement doit aussi accorder plus d’argent pour le logement dans le Nord canadien, où le coût de la vie et les frais de construction sont déjà élevés, affirme le comité, ajoutant que le financement doit devenir stable pour permettre aux autorités locales d’établir des plans à long terme.

Le comité n’a pas précisé le montant nécessaire pour faire face à la pénurie croissante de logements chez les Inuits, qui a provoqué une surpopulation et des résidences insalubres. Ce manque d’habitations abordables a placé de nombreuses familles au bord de l’itinérance.

Selon le rapport, jusqu’à 15 personnes peuvent être entassées dans de petits appartements de trois chambres.

La surpopulation dans les résidences du Nord a contribué à augmenter la violence conjugale, les agressions et les problèmes de santé, incluant les cas de tuberculose dont le taux est 250 fois plus élevé chez les Inuits que dans la population non autochtone.

Les libéraux avaient promis une stratégie nationale du logement visant à baisser le coût des propriétés et des locations à travers le pays. Ce plan devrait être publié dans les prochains mois.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!