La génération Y, qui se dit engagée pour l’environnement, est celle qui consomme le moins de façon responsable, indique le Baromètre de la consommation responsable. «Il y a des prétentions plus élevées pour une question d’image, mais finalement, il y a une consommation plus égoïste lorsqu’il est temps de passer à l’action», a expliqué mercredi le directeur de l’Observatoire de la consommation responsable de l’Université de Sherbrooke et le responsable de l’analyse du baromètre, Fabien Durif.

Les jeunes âgés de 18 à 29 ans ont présenté l’indice de consommation responsable (ICR) le plus faible (60,7 points sur un maximum de 100). Les femmes, qui appartiennent à la génération des baby-boumers, ont quant à elles obtenu l’ICR le plus élevé avec un score de 68,1 points. «Il y a en quelque sorte un retour, explique M. Durif. [Les baby-boumers] ont tellement été critiqués sur leur manière de consommer qu’ils s’intéressent maintenant plus à la consommation responsable.»

Le prix des produits et services verts serait le principal obstacle à la consommation responsable. Jusqu’à 56,1% des Québécois considèrent qu’ils sont trop dispendieux, nonobstant leur niveau de salaire. La moitié des participants à l’analyse de l’Observatoire de l’Université de Sherbrooke ont également affirmé se méfier des certifications responsables qu’ils jugent «complexes et peu identifiables». «C’est très difficile pour le consommateur de juger quelle marque est plus verte qu’une autre, a admis Fabien Durif. Il y a trop de labels dans tous les domaines et il n’existe pas d’encadrement législatif.»

Des réflexions ont été entamées notamment au Conseil québécois pour le développement durable et au Bureau de la concurrence pour établir des règles sur l’étiquetage de produits verts. «[Une réglementation] ferait augmenter le niveau de la consommation responsable, a dit M. Durif. Elle fera partir les compagnies qui ne vendent pas des produits verts. Et les consommateurs auront l’heure juste.» Pas moins de 750 Québécois ont participé à l’enquête de l’Observatoire sur la consommation responsable. La marge d’erreur est de 3,6%.

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