MONTRÉAL — Évoquant des «lacunes de communication» et des «dérapages dans la fourniture des services essentiels», le Tribunal administratif du travail vient de convoquer Urgences-santé et le Syndicat du préhospitalier affilié à la CSN. Et dans sa décision, il fait référence à la tempête de neige que l’on vient de vivre.

Le syndicat, qui représente les 950 ambulanciers paramédicaux d’Urgences-santé, est en grève générale illimitée depuis le 5 février. Ceux-ci doivent toutefois assurer les services essentiels, en vertu d’une décision déjà rendue par le tribunal.

Or, la Corporation Urgences-santé s’est plainte de difficultés d’application de l’entente qui avait été conclue sur les services essentiels.

Dans sa décision rendue jeudi, le tribunal fait état de «réelles difficultés dans le processus de comblement des absences» des ambulanciers paramédicaux.

La juge administrative Judith Lapointe fait clairement référence à la tempête des derniers jours, qui a sollicité au maximum les services d’Urgences-santé. «Les conditions climatiques des 14 et 15 mars ont pu avoir un impact sur le comblement des absences, (mais) cela n’explique pas toutes les difficultés rencontrées», écrit-elle.

La juge Lapointe souligne également que les communications entre les parties, que ce soit par courriel ou par téléphone, «apparaissent déficientes et démontrent une collaboration pour le moins ténue».

Elle évoque même «le non-retour des appels de l’employeur par le syndicat» qui rend difficile la résolution des problèmes et difficultés vécus.

Dans sa décision, la juge administrative rappelle qu’en vertu des règles, il appartient au syndicat de s’assurer de la disponibilité de ses membres pour combler toutes les absences. «Les démarches du syndicat pour combler les absences s’avèrent plus réactives que proactives», écrit-elle.

Elle ajoute que l’entente qui avait été conclue entre les parties quant à la fourniture des services essentiels durant la grève ne contenait aucune modalité d’application et qu’en conséquence, cela a entraîné «des dérapages dans la fourniture des services essentiels».

Jugeant que cette situation «est vraisemblablement susceptible de causer préjudice aux services ambulanciers auxquels le public a droit», le tribunal convoque donc les parties à une séance de conciliation.

Comme le veut la règle en la matière, si les parties n’arrivent pas à s’entendre en conciliation, le tribunal tranchera la question, après avoir entendu les arguments des parties.

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