IQALUIT, Nunavut — Un juge de la Cour d’appel du Nunavut conclut qu’un ancien père oblat reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement plusieurs enfants inuits, il y a plus de 35 ans, devrait être admissible à l’aide juridique pour faire appel du verdict et de la peine.

Eric Dejaeger a été reconnu coupable de 32 chefs d’accusation pour avoir agressé sexuellement 22 enfants alors qu’il était prêtre missionnaire à Igloolik, au Nunavut. Il a été condamné à une peine de 19 ans de prison.

Quelques semaines après le verdict, il a présenté au tribunal un «appel de détenu», sans l’assistance d’un avocat puisqu’il n’a pas les moyens de le payer. Or, les services d’aide juridique ont ensuite rejeté sa demande d’assistance.

Le juge Neil Sharkey, de la Cour d’appel du Nunavut, conclut cependant que M. Dejaeger ne pourrait plaider sa cause en appel «d’une manière organisée et cohérente» sans l’assistance d’un avocat.

Le prêtre défroqué devait d’abord subir son procès en 1995, mais il était parti pour sa Belgique natale avant le début des procédures. Selon les oblats, c’est le système judiciaire canadien qui avait fermé les yeux sur cette fuite.

Extradé au Canada 20 ans plus tard par les autorités belges — parce qu’il vivait là-bas illégalement —, Eric Dejaeger a finalement été jugé en 2015 à Igloolik. Avant de connaître sa peine, il a présenté ses excuses aux victimes.

Peu de temps après avoir déposé sa demande d’appel, il a plaidé coupable à quatre nouvelles accusations d’attentat à la pudeur et de grossière indécence pour des événements survenus lors de son passage à Edmonton.

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