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MONTRÉAL — Le projet de Réseau électrique métropolitain continue de prendre de l’ampleur.

CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) chargée du projet, a annoncé mardi l’ajout de 40 voitures, portant la flotte à 240 voitures électriques afin de répondre à un achalandage plus élevé qu’initialement prévu.

La fréquence aux heures de pointe passera ainsi à un train aux deux minutes et demie, plutôt qu’un train aux trois minutes.

Cette augmentation serait attribuable à l’ajout de nouvelles stations, notamment celle prévoyant une correspondance avec la ligne de métro orange qui devrait amener une clientèle voulant éviter les voitures de métro bondées sur cette ligne utilisée à pleine capacité.

«Il y aura un processus de désengorgement important» de la ligne orange, a assuré le président et directeur général de la Caisse, Michael Sabia, en conférence de presse.

Ces voitures et quelques autres améliorations ajouteront 140 millions $ à la facture, qui dépasse désormais les 6 milliards $.

M. Sabia refuse toutefois de parler d’un dépassement de coûts, puisque l’augmentation n’est pas liée à des retards, des imprévus ou autres aléas, mais bien à des modifications du projet à la suite de consultations.

«Oui, nous avons des augmentations de coûts, mais c’est toujours en réponse aux préoccupations soulevées par soit les groupes environnementaux, soit les villes, d’autres municipalités, (…) les préoccupations de l’UPA», a-t-il dit.

La version initiale du projet présenté il y a environ un an prévoyait un investissement total de 5,5 milliards $, dont 2,5 milliards $ seraient assumés par les gouvernements, en l’occurrence 1,5 milliard $ de Québec et 1 milliard $ d’Ottawa, les 3 milliards $ restants étant déboursés par la Caisse. L’ajout de trois stations au projet en novembre dernier impliquait un déboursé additionnel de 400 millions $, dont la Caisse assumait 100 millions $, la Ville de Montréal 100 millions $ et le gouvernement du Québec étant sollicité pour les 200 millions $ manquants.

Les réponses des deux ordres de gouvernement se font toujours attendre, cependant, mais cela n’inquiète pas Michael Sabia outre mesure, lui qui affirme que les pourparlers vont bon train, au point où il soutient que ce ne sont pas des négociations, mais bien «des discussions et des échanges».

«Nous sommes très à l’aise avec le progrès que nous sommes en train de faire avec les deux paliers de gouvernement», a-t-il confié.

Par ailleurs, la Caisse a annoncé mardi avoir conclu une entente avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour créer une fiducie foncière afin de protéger quelque 30 hectares de terres agricoles entourant le terminus de REM sur la Rive-Sud de Montréal.

Cette fiducie, qui sera gérée par l’UPA, vise à assurer le maintien de la vocation agricole de ces terres, qui «seront jalousement protégées», a indiqué le président du syndicat agricole, Marcel Groleau, présent à l’annonce.

«Ce qui nous intéresse, c’est tout autour (de la gare) de protéger tout le territoire (…) pour empêcher qu’il y ait des projets immobiliers ou d’autres projets commerciaux qui viendraient justement favoriser l’étalement urbain», a expliqué M. Groleau.

L’UPA étudie d’ailleurs la possibilité, avec les responsables du REM, d’utiliser les terres pour la culture maraîchère et d’installer des kiosques autour de la gare pour vendre cette production locale.

Représentant la CMM, dont il est le président, le maire de Montréal, Denis Coderre, a estimé que cette fiducie représentait l’approche d’écoute et d’ajustement privilégiée par la Caisse dans ce projet.

«Chaque fois qu’il y a une situation, on trouve des solutions, a-t-il dit. On essaie toujours de trouver des bibites; il n’y en a pas de bibites. On a des solutions.»

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