Allison Jones Allison Jones / La Presse Canadienne

TORONTO — L’audition de l’appel dans une plainte pour brutalité policière lors du sommet du G20 à Toronto, il y a près de sept ans, a été reportée à la demande du plaignant, qui veut maintenant plaider sa cause sans l’aide d’un avocat.

On ignore à quel moment la Commission civile de l’Ontario sur la police entendra l’appel du manifestant Adam Nobody, qui estime que la mesure disciplinaire infligée à l’agent Babak Andalib-Goortani était trop légère. M. Nobody réclame le congédiement du policier qui l’a battu lors du sommet du G20, en juin 2010.

Un tribunal disciplinaire avait plutôt ordonné une retenue de salaire de cinq jours, en novembre 2015, pour «conduite déshonorante» — le policier avait été reconnu coupable deux ans plus tôt au criminel d’agression armée. Le tribunal avait conclu que l’agent Andalib-Goortani, bien entouré de collègues, avait frappé à plusieurs reprises avec son bâton antiémeute le manifestant pourtant allongé au sol. En appel, l’agent Andalib-Goortani avait échappé à la peine de prison ferme, et il a depuis réintégré le Service de police de Toronto.

En entrevue mardi, M. Nobody explique qu’il a demandé à la commission un report de 90 jours afin de lui donner le temps de se préparer à plaider sa cause seul. Il estime que toute cette saga judiciaire lui aura permis d’en apprendre suffisamment sur le système pour se passer maintenant de l’aide d’un avocat. M. Nobody veut plaider que l’agent Andalib-Goortani n’est plus apte à occuper cette fonction, notamment à cause des mêmes troubles anxieux qui lui ont permis, selon lui, d’éviter finalement la prison.

L’agent Andalib-Goortani — le seul policier reconnu coupable au criminel dans cette affaire — soutient quant à lui que la retenue de salaire de cinq jours constitue une mesure disciplinaire suffisante.

La Commission civile de l’Ontario sur la police doit aussi entendre, mardi prochain, l’appel du surintendant Mark Fenton, qui avait ordonné les arrestations massives et la détention de manifestants au sommet du G20. M. Fenton, le seul officier qui a été blâmé dans cette affaire, conteste le verdict d’inconduite prononcé contre lui par le tribunal disciplinaire. Les plaignants — qui représentent des centaines de personnes arrêtées et détenues de façon arbitraire, parfois dans des conditions lamentables — exigent quant à eux le congédiement du surintendant Fenton.

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