Une femme dont la plainte pour agression sexuelle a été jugée non fondée par la police de London, en Ontario, a décidé de poursuivre le corps policier.

Elle estime que la façon dont les enquêteurs traitent de telles plaintes représente une forme de discrimination systémique.

Dans une poursuite déposée vendredi, Ava Williams allègue que des policiers se sont appuyés sur des mythes liés au viol et au genre pour évaluer sa plainte et ensuite la rejeter, en 2010.

Mme Williams déclare, dans l’exposé de sa demande, que le détective qui l’a interrogée a notamment suggéré qu’elle avait consenti à la relation sexuelle, en plus de faire fréquemment allusion au fait qu’elle avait consommé de l’alcool et embrassé le présumé agresseur plus tôt dans la soirée.

En plus d’un montant non spécifié en dommages, Mme Williams — qui a accepté d’être identifiée — demande à la cour de déclarer que l’enquête a enfreint ses droits constitutionnels.

Elle souhaite également que la cour ordonne la mise en place d’un comité d’experts qui se penchera sur la façon dont le corps policier enquête sur les allégations d’agression sexuelle. Elle veut aussi que soient réexaminées les plaintes précédemment jugées non fondées.

Les allégations incluses dans l’exposé de la demande de Mme Williams n’ont pas été prouvées en cour et l’exposé de la défense n’a pas encore été présenté.

Les avocats d’Ava Williams croient que la poursuite est la première du genre, «conçue pour prouver que les victimes d’une telle conduite discriminatoire par la police ont le droit de recevoir des dommages en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés». Ils affirment que la poursuite a été déposée dans l’intérêt de toutes les plaignantes dans des cas d’agression sexuelle depuis 2010, ajoutant qu’ils pourraient demander plus tard que la poursuite soit autorisée en tant qu’action collective.

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