The Associated Press Lila Scott Allgood et Morrison Haze Lampley

SAN FRANCISCO — Avec une peine de 100 ans de prison imposée à l’un des trois meurtriers de la jeune Québécoise Audrey Carey, assassinée en 2015 à San Francisco, le processus judiciaire est maintenant terminé. Mais pour sa mère, il ne s’agit pas de la fin du chagrin et de l’immense vide qui l’habite.

«Vous êtes la preuve que le mal existe», a écrit Isabelle Tremblay à leur intention, dans le témoignage qui devait être lu dans un tribunal de Californie, avant le prononcé de leur peine. Elle avait auparavant publié le texte sur sa page Facebook, le 24 mars dernier.

Morrison Lampley, reconnu coupable de meurtre, a écopé mardi d’une peine de 100 ans d’emprisonnement.

Il a aussi admis le meurtre de Steve Carter, un homme de 67 ans qui a été tué deux jours après Mme Carey en promenant son chien.

Quant à Lila Aligoo, elle devra pour sa part passer au moins 50 ans en prison. Une peine de 15 ans a été prononcée contre Sean Angold qui a bénéficié de plus de clémence pour avoir témoigné contre ses deux complices.

Audrey Carey, une femme de 23 ans qui résidait à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, faisait du camping au parc Golden Gate lorsqu’elle a été assassinée. Elle séjournait dans la région pour assister à un festival de musique.

Alors qu’elle se trouvait en Californie, Audrey Carey s’était liée d’amitié avec les trois personnes. Celles-ci l’ont ensuite volée avant de l’assassiner. Son cadavre a été trouvé le 3 octobre 2015.

Le San Francisco Chronicle rapporte que lors du prononcé de la sentence de Morrison Lampley, le procureur du comté de Marin a bel et bien lu en cour une lettre écrite par Mme Tremblay. Elle a traité les trois condamnés de «monstres d’une cruauté innommable».

«Vous êtes un danger pour la société et je suis convaincue que vous pourriez encore tuer de pauvres victimes innocentes, vous n’êtes pas des humains, alors je souhaite que JAMAIS vous ne revoyiez la lumière du jour en toute liberté», écrit-elle.

«Vous vous adapterez et accepterez votre nouveau milieu de vie. Alors que moi, je ne m’adapterai jamais à cette situation, qui est de m’avoir privée de ma fille, d’avoir volé la vie de ma fille, et ce, tout à fait gratuitement, il y a maintenant presque 18 mois. Vous m’avez dépossédée de mon enfant, le centre de ma vie. Ma fille ne reviendra jamais à la maison, ce sont plutôt ses cendres que j’ai rapportées chez moi … »

Mardi, Mme Tremblay a écrit sur sa page Facebook vouloir remercier tous ceux qui l’ont soutenue depuis la perte de son unique enfant. Elle remercie spécialement les avocats et l’enquêteur qui ont mené le dossier de front.

«Le processus judiciaire est terminé … Le système judiciaire des humains a fait sa « job » … Pour le reste, ce n’est que la continuité du chagrin et du vide immense qui s’est installé depuis 18 mois.»

Jointe mercredi, la mère de la jeune femme a indiqué ne pas souhaiter donner d’entrevue pour le moment.

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