Aaron Vincent Elkaim Aaron Vincent Elkaim / La Presse Canadienne

TORONTO — Marc et Jodie Emery ont comparu brièvement, vendredi à Toronto, pour répondre d’accusations de trafic de drogue, notamment, à la suite de perquisitions menées le mois dernier dans sept boutiques «Cannabis Culture».

Le couple a obtenu une libération sous caution assortie de plusieurs conditions, notamment de ne pas consommer ou posséder de drogue sans ordonnance, de ne pas se trouver dans une boutique qui vend de la marijuana, et de ne pas faciliter ou participer aux activités de boutiques «Cannabis Culture».

Par ailleurs, la Couronne a ajouté des chefs d’accusation lors de la comparution du couple, vendredi.

Marc Emery fait maintenant face à 22 chefs — plutôt que 15 —, dont trafic de drogue, possession de drogue et possession de produits de la criminalité. Jodie Emery est maintenant accusée de 10 chefs similaires, plutôt que cinq.

Le couple, qui possède la franchise canadienne «Cannabis Culture», avait été arrêté le 9 mars dernier à Toronto pendant que la police menait des perquisitions dans les sept boutiques de Toronto, Hamilton et Vancouver, dans deux résidences de Toronto et une de Stoney Creek, en Ontario, et une autre à Vancouver.

Jodie Emery a indiqué vendredi, à l’extérieur de la salle d’audience, que des gens comme eux, qui n’ont fait de mal à personne, ne devraient pas être jetés en prison.

«À cause de ces lois sur les drogues et la marijuana, des gens pacifiques et non violents comme nous se retrouvent en cellules, menottes aux poings», a-t-elle déploré. «Ce n’est pas une façon de traiter un Canadien, en 2017, pour quelque chose qui sera légalisé l’an prochain, grâce justement aux pressions des militants, notamment.»

Marc Emery, de son côté, a soutenu que la prison ne lui faisait pas peur, lui qui a été arrêté 30 fois pour des affaires de marijuana et qui a séjourné dans 36 prisons et pénitenciers différents. «Nous croyons que nous allons sortir vainqueurs de cette cause, et que ni le mouvement ni notre réputation ne seront entachés.»

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