FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick réclame l’ouverture immédiate des négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) afin que le secteur du bois d’oeuvre dans les provinces de l’Atlantique ne soit pas frappé par des droits compensatoires.

Comme ailleurs au pays, les gouvernements des provinces de l’Atlantique soutiennent que ces droits, annoncés cette semaine par le président américain, Donald Trump, se traduiront par des pertes d’emplois et même des fermetures de scieries.

Roger Melanson, président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Politique d’expansion du commerce du Nouveau-Brunswick, a indiqué vendredi que la province nommera un négociateur pour représenter les intérêts de la province à Ottawa et à Washington.

En visite vendredi dans une scierie de Fredericton, le ministre Melanson a par ailleurs annoncé que la province mènera cette année des missions commerciales en Europe et en Chine dans le but d’élargir le marché pour le bois d’oeuvre du Nouveau-Brunswick.

Le département américain du Commerce a annoncé cette semaine qu’il imposerait aux importations de bois d’oeuvre canadien des droits compensatoires de 3,0 à 24 pour cent, selon l’origine des produits. L’administration Trump soutient que le bois canadien provient surtout de forêts publiques et vendu aux entreprises à des prix plus bas que le marché, ce qui leur procure un avantage concurrentiel face aux producteurs américains.

Il s’agit du cinquième différend canado-américain sur le bois d’oeuvre depuis 1981, mais le Canada a toujours obtenu gain de cause en vertu de l’ALÉNA ou devant l’Organisation mondiale du commerce, et même devant les tribunaux américains.

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