Yves Provencher/Archives Métro Andres Fontecilla

MONTRÉAL — Le Parti québécois (PQ) doit reconnaître sa responsabilité dans le fait que les militants de Québec solidaire (QS) aient refusé de conclure des pactes électoraux avec lui en vue des élections de 2018, selon les porte-parole du parti.

En marge de la dernière journée du congrès de QS, lundi, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé ont réagi aux pointes lancées la veille par le PQ, qui s’est dit «déçu pour les indépendantistes et les progressistes qui nous demandent avec insistance de travailler ensemble, de s’élever au-dessus de la partisanerie traditionnelle, de nos égos politiques de partis».

Mme Massé a rappelé que le véritable dialogue entre les partis avait été lancé en novembre dernier, et que le PQ s’était montré inflexible sur certains enjeux critiques pour QS. Le PQ a refusé de tenir une commission sur le racisme systémique et a voulu conserver le programme identitaire, a-t-elle souligné.

Selon elle, ce sont les dirigeants péquistes qui ont envoyé en premier un message incertain sur la convergence.

Des débats passionnés se sont déroulés au congrès de Québec solidaire, dimanche, sur l’idée de conclure des ententes électorales ponctuelles avec le Parti québécois. Plusieurs délégués ont traité le PQ de xénophobe — faisant référence à la charte des valeurs du gouvernement Marois — et se sont dits inquiets du fait que le parti pourrait briser les ponts qu’il a bâtis avec les communautés culturelles et les anglophones.

Une «majorité claire» de délégués ont voté contre les pactes électoraux avec le PQ, ce qui a provoqué la colère de plusieurs péquistes sur les réseaux sociaux. Ceux-ci accusent QS d’avoir ainsi assuré la victoire du Parti libéral du Québec en 2018.

«Dire ça, c’est prendre pour acquis que le vote libéral est un bloc homogène, indélogeable, monolithique et éternel», a commenté M. Nadeau-Dubois.

«Les électeurs libéraux, là, ce ne sont pas des pions. Ce sont des gens qui réfléchissent, comme tout le monde. Et si on s’adresse à eux, avec intelligence, et qu’on leur propose un projet de société mobilisant et inspirant, ils peuvent changer d’idée. Tout comme des électeurs ont changé d’idée en France et aux États-Unis», a-t-il ajouté.

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