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OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau affirme que les Américains ont déjà eu tort au sujet de l’industrie canadienne du bois d’oeuvre, et qu’ils ont tort encore une fois.

M. Trudeau estime que les droits compensatoires sur l’importation imposés par le département américain du Commerce sur le bois d’oeuvre canadien, le mois dernier, sont injustes et punitifs et que le Canada ne reculera pas sur cet enjeu sans se battre.

C’est la cinquième fois, depuis 1981, que les États-Unis affirment que le Canada subventionne injustement son industrie du bois d’oeuvre, et M. Trudeau rappelle qu’ils ont eu tort chaque fois.

Il ajoute que le Canada est fortement en désaccord avec la décision du département américain du Commerce d’imposer des droits compensatoires de 3 à 24 pour cent sur les importations de bois d’oeuvre, une mesure qui est entrée en vigueur le 28 avril dernier.

Le Canada lutte contre cette mesure, et des envoyés provinciaux et ministres fédéraux tentent de convaincre l’administration Trump de revenir sur cette décision.

Le Canada avance que ces droits compensatoires auront des répercussions sur les emplois aux États-Unis, particulièrement dans le secteur de la construction résidentielle, qui a besoin du bois d’oeuvre canadien et qui doit maintenant payer davantage pour l’obtenir.

Solution canadienne

La mise en place d’une solution canadienne pour aider les producteurs de bois d’oeuvre et leurs travailleurs à traverser la tempête des droits américains a été reportée au moins jusqu’à la fin mai.

Le cabinet Trudeau a discuté, plus tôt cette semaine, d’une série d’options qui pourrait allonger jusqu’à 1 milliard $ à l’industrie du bois d’oeuvre, mais les négociations avec l’industrie et les gouvernements provinciaux sont toujours en cours.

Une source au courant des négociations a indiqué que le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, espérait avoir un plan prêt à être dévoilé au public d’ici la fin de cette semaine, mais qu’il avait manqué de temps.

La Chambre des communes est en congé la semaine prochaine, ce qui signifie que la prochaine rencontre du cabinet, où le plan pourra être discuté et finalisé, ne pourrait avoir lieu que le 30 mai au plus tôt.

Plusieurs sources ont indiqué que des rencontres avaient eu lieu à l’échelle provinciale dans la dernière semaine, pour discuter des options qui seraient comprises dans le programme d’aide. Une source du Québec a indiqué à la Presse canadienne que le gouvernement était d’abord hésitant à offrir un programme d’aide, mais qu’il avait changé d’idée depuis.

Le Québec et l’Ontario demandent à Ottawa de mettre sur pied un programme de garanties de prêt depuis au moins le mois de février.

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