CONCENTRÉ D’ACTUALITÉ

L’annonce officielle de la renégociation de l’ALÉNA, les festivités du 375e anniversaire de Montréal et la mystérieuse disparition d’une jeune femme finalement retrouvée à l’autre bout du pays ont fait les manchettes cette dernière semaine. Voici un résumé des nouvelles incontournables, selon La Presse canadienne.

Feu vert à la renégociation de l’ALÉNA

Après plusieurs semaines de rumeurs, les États-Unis ont finalement confirmé qu’ils souhaitaient renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Cette décision annoncée jeudi donne le coup d’envoi à une période de consultation de 90 jours qui précédera le début de discussions formelles. Le président américain Donald Trump a dit à plus d’une reprise que cet accord en vigueur depuis 1993 était injuste. On s’attend à ce que les négociateurs américains mettent sur la table des sujets litigieux comme les produits laitiers, les pièces automobiles, le bois d’oeuvre et des mesures protectionnistes américaines — la doctrine «Buy American». Le Canada a réagi favorablement à cette décision, rappelant qu’aux États-Unis, neuf millions d’emplois reposent sur le commerce et l’investissement avec le Canada.

Montréal fêtée en grand

La ville de Montréal célèbre ses 375 ans et l’anniversaire de sa fondation a été souligné en grande pompe cette semaine. Tour à tour, le maire Denis Coderre, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et celui du Canada, Justin Trudeau, ont lancé des «Bonne fête Montréal» devant l’hôtel de ville, avant de se rendre à la basilique Notre-Dame pour assister à une messe patrimoniale. Un grand spectacle réunissant de nombreux artistes a également été présenté au Centre Bell, mais le clou des festivités a sans aucun doute été la spectaculaire illumination du pont Jacques-Cartier, signée Moment Factory. Réalisée au coût de 40 millions $, l’illumination se poursuivra pendant 10 ans, ce qui permettra aux Montréalais de fêter leur ville bien longtemps encore…

Un peu de répit pour les sinistrés

Les niveaux d’eau demeurent en décroissance dans la plupart des régions frappées par les inondations, mais les sinistrés ne sont pas au bout de leurs peines, car ils doivent maintenant s’atteler à la tâche pour nettoyer les dégâts. Différentes mesures ont été annoncées cette semaine pour leur donner un coup de main. Vendredi, la ministre du Travail, Dominique Vien, a annoncé des mesures visant à permettre aux citoyens de rénover ou encore de reconstruire leur domicile ou leurs locaux dans les meilleurs délais. Plus tôt dans la semaine, le premier ministre Philippe Couillard avait annoncé une bonification de l’aide financière accordée aux sinistrés, et la Croix-Rouge a indiqué qu’elle verserait 4 millions $ aux personnes touchées. De son côté, le gouvernement fédéral a dit souhaiter qu’une plus grande part des milliards de dollars qui seront bientôt alloués aux projets d’infrastructures soit consacrée à des mesures qui pourraient concrètement réduire les risques d’inondation et autres catastrophes naturelles.

Disparue et retrouvée… en Saskatchewan

L’étrange histoire de la disparition de Karine Major, qui avait causé un branle-bas de combat dans la province dans la dernière semaine, s’est finalement conclue lorsque la jeune femme de 26 ans a été retrouvée saine et sauve… en Saskatchewan. Karine Major, une résidante de Rimouski, n’avait pas été vue depuis le 9 mai, et sa disparition avait bien entendu inquiété sa famille et ses proches. Un poste de commandement mobile de la Sûreté du Québec avait été déployé dans le Bas-Saint-Laurent, afin de recueillir des informations du public. C’est finalement en Saskatchewan que la jeune femme a été retrouvée, reconnue par des passants qui ont alerté les autorités. Tout indique qu’elle avait quitté la province pour des raisons personnelles. Elle a cependant été arrêtée pour méfait public, après avoir apparemment fait une fausse déclaration aux policiers qui l’ont retrouvée. L’histoire reste donc à suivre.

Rona Ambrose dit adieu à la politique

La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, quitte la vie politique. La députée albertaine, qui dirige le parti depuis la défaite électorale de l’automne 2015, quittera son siège aux Communes lorsque les députés seront en pause cet été. Les conservateurs choisiront un nouveau chef lors d’un congrès à Toronto le 27 mai. Mme Ambrose a sans doute remporté sa dernière manche parlementaire lundi, lorsque le gouvernement libéral a accepté d’appuyer son projet de loi qui exigera des avocats nommés à la magistrature qu’ils suivent une formation spécifique en matière de droit relatif aux agressions sexuelles. Elle demeurera présente au sein du Parti conservateur pour assurer la transition avec la nouvelle direction, avant de se tourner vers le secteur privé. Elle sera notamment professeure invitée à l’Institut canadien du Wilson Center, à Washington. «Malgré une charge de travail très lourde, Rona est toujours demeurée chaleureuse et charmante, et a su conserver le sens de l’humour terre-à-terre des Albertains. Son leadership remarquable place très haut la barre pour ses successeurs à la tête du parti», a salué son prédécesseur à la tête du Parti conservateur, l’ex-premier ministre Stephen Harper, sur Twitter.

— Le clip de la semaine —

Sans grande surprise, la Maison-Blanche a officiellement manifesté son intention de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain. Dans la foulée de cette annonce, le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada est monté aux barricades pour demander aux libéraux de faire preuve de transparence dans ce dossier. Quand il a traité de cet enjeu, Thomas Mulcair n’a pas hésité à manifester son impatience à l’égard du premier ministre Justin Trudeau.

«Les libéraux n’ont jamais donné la moindre indication de leur position, alors il serait grandement temps que M. Trudeau commence à nous expliquer à nous, Canadiens, c’est quoi sa position de négociation.» — Thomas Mulcair

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