Getty Images/iStockphoto

MONTRÉAL — Une étude produite mercredi par un observatoire québécois consacré au bien-être des jeunes enfants soutient qu’en 2015-2016, chaque jour, 20 nouvelles situations de maltraitance d’enfants âgés de 0 à 5 ans ont été rapportées au Québec.

L’Observatoire des tout-petits, un projet de la Fondation Lucie et André Chagnon, ajoute que le taux de signalements jugés fondés par les directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) a augmenté de 27 pour cent au Québec depuis 2007-2008. L’étude signale que ce ne sont pas tous les mauvais traitements qui sont signalés aux DPJ.

L’Observatoire définit la maltraitance à l’endroit des enfants comme étant toute forme de négligence ou d’abus pouvant avoir des conséquences sur la sécurité, le développement et l’intégrité physique ou psychologique d’un enfant.

L’étude rappelle que les tout-petits pourraient être plus vulnérables à la maltraitance que les enfants plus vieux puisqu’ils se retrouvent souvent isolés à la maison contrairement aux plus âgés qui fréquentent une école.

L’Observatoire cite quelques mesures évoquées par la littérature scientifique pour prévenir la maltraitance des tout-petits: renforcer le soutien économique aux familles défavorisées; outiller les intervenants qui soutiennent les parents; offrir des services de garde éducatifs à l’enfance et des programmes d’éducation préscolaire tôt dans la vie de l’enfant, et aussi, fournir un meilleur accès à des logements et des milieux de vie de qualité.

L’Observatoire des tout-petits affirme que les coûts sociaux et économiques liés à la maltraitance au Canada sont estimés à 15,7 milliards $.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!