Chris Young Chris Young / La Presse Canadienne

OTTAWA — Les réactions se multiplient à Ottawa sur le retrait possible des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat.

Le président américain a lancé sur Twitter mercredi qu’il annoncera sa décision «au cours des prochains jours», mais un dirigeant de la Maison-Blanche a confirmé qu’il aurait décidé de se retirer.

Le Canada maintiendra le cap, selon les ministres Catherine McKenna et Bill Morneau.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a affirmé mercredi qu’elle espérait que les États-Unis allaient rester dans l’accord tout en reconnaissant que c’était à eux de décider.

«Il n’y a pas un gouvernement qui peut stopper le momentum autour de l’accord de Paris sur le climat», a-t-elle ajouté plus tard durant la journée.

Elle a souligné que le Canada veut demeurer à la table étant donné qu’une large part des détails de l’entente restent à négocier.

Le retrait des États-Unis pourrait avoir un impact économique au Canada, reconnaît le ministre des Finances, Bill Morneau, tout en répétant que le Canada veut être un chef de file en matière d’environnement.

«Il y a une économie mondiale, il y a une situation mondiale sur le climat, donc nous sommes ensemble sur ce sujet», a-t-il dit.

«Nous allons continuer avec notre programme. C’est très important», a-t-il continué.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, estime que le Canada tout comme les autres pays signataires de l’accord devront redoubler d’ardeur pour respecter les cibles de réduction de gaz à effet de serre qu’ils se sont fixées.

«Si les États-Unis qui ont signé l’accord sur les changements climatiques se retirent, c’est un gros problème, a-t-il dit. Le reste de la planète va être obligé de continuer à travailler dans la bonne direction.»

«M. Trudeau n’a pas de plan. Il est resté avec les cibles, les échéanciers et le plan de Stephen Harper et il n’a aucune manière même de rencontrer ces cibles très faibles.»

Le Canada s’est engagé dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 pour cent sous les niveaux de 2005 d’ici 2030.

Plus de 200 pays ont signé cet accord, s’engageant ainsi à limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle et à poursuivre leurs efforts pour le contenir sous 1,5 degré Celsius.

Durant la campagne présidentielle, Donald Trump avait affirmé que les changements climatiques étaient un canular et que les États-Unis allaient «annuler» l’accord de Paris sur le climat.

La semaine dernière, le Canada, la Chine et l’Union européenne ont décidé qu’ils n’attendraient pas de connaître la décision du président américain avant d’agir.

Ils ont annoncé la tenue d’une rencontre ministérielle en septembre, signe que les États-Unis sont de plus en plus isolés sur la question du climat.

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