Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — La Ville de Montréal présentera un nouveau règlement pour assurer le bien-être des chevaux qui tirent des calèches dans ses rues, a annoncé mercredi le maire Denis Coderre.

M. Coderre soutient que cette nouvelle réglementation limitera le temps d’attelage quotidien et les températures auxquelles on peut faire circuler les animaux.

En mêlée de presse, il a tenu à souligner que «le cheval fait partie du patrimoine de Montréal» et que la santé de ces bêtes est «la priorité des priorités».

L’an dernier, le maire avait décrété un moratoire d’une durée d’un an sur cette importante attraction touristique après que des incidents impliquant des chevaux eurent été captés par des caméras.

Cette décision avait été cassée par la Cour supérieure du Québec, qui avait statué que les calèches pouvaient poursuivre leurs activités.

Lors d’une réunion du comité exécutif, plus tôt mercredi, le maire Coderre a indiqué que cet éventuel règlement administratif fixerait la durée d’attelage maximale à neuf heures par jour et interdirait aux calèches de circuler lorsque la température s’élève au-dessus de 28 degrés Celsius. Deux visites chez un vétérinaire seraient également rendues obligatoires chaque année.

Le maire Coderre a ajouté que son administration envisagerait, à long terme, la construction de nouvelles écuries.

Les cochers devraient pour leur part respecter un code vestimentaire et suivre une formation complète en matière de tourisme et de service à la clientèle. Ils auraient aussi à signaler tout accident impliquant des chevaux.

Ce projet d’encadrement doit être déposé lundi et son adoption est attendue au mois d’août.

Les organismes de défense des animaux n’ont pas tardé à en critiquer l’annonce, réclamant plutôt l’interdiction totale de cette activité.

Alanna Devine, de la branche montréalaise de la SPCA, soutient que les calèches, dans un centre-ville bondé, sont intrinsèquement dangereuses et malsaines pour les chevaux.

«Le règlement ne répond pas au problème sous-jacent que les chevaux ont tendance à s’effrayer, qu’ils doivent travailler sur du béton à longueur de journée, ce qui peut les faire boiter, et qu’ils doivent être dans le trafic et respirer des gaz d’échappement», a-t-elle exposé, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

D’autres villes font face à des questions difficiles sur la sécurité et le bien-être des chevaux de calèche. À Québec, une pétition réclamant l’interdiction de ces activités a récolté plus de 36 700 signatures à la suite de deux récents incidents. Des militants de Victoria, en Colombie-Britannique, ont également lancé une pétition pour bannir les calèches.

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