Justin Tang/La Presse canadienne Le Parlement d'Ottawa.

OTTAWA — Le caucus québécois du Parti libéral du Canada cite parmi ses réalisations la création de près de 100 000 emplois ainsi que la récente baisse du taux de chômage au Québec.

«Cette création rapide d’emplois a été possible à cause de notre approche collaboratrice qui nous a permis de travailler étroitement avec le gouvernement du Québec», s’est réjoui en conférence de presse, lundi, le président du groupe de députés, Rémi Massé.

Quant au taux de chômage, qui a fléchi de 6,6 à 6,0 pour cent en mai «après 10 ans de marasme économique avec les conservateurs», c’est «du jamais vu depuis 1976», a souligné l’élu entouré de ses collègues dans le foyer des Communes.

Le député d’Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia a revendiqué ces succès après que les néo-démocrates et les bloquistes eurent critiqué le bilan des élus libéraux du Québec à l’aube de la fin des travaux parlementaires.

Le président du caucus a par ailleurs tenu des propos nettement plus enthousiastes que le premier ministre Justin Trudeau au sujet de la «discussion» constitutionnelle que souhaite lancer le premier ministre québécois Philippe Couillard.

Évoquant une «démarche vraiment intéressante», il a soutenu que l’«ensemble de (ses) collègues ont vu le document rédigé par le gouvernement du Québec» — un essai qu’il a qualifié d’«excellent» et que les membres du caucus voient comme un signe de «réengagement concret».

Le premier ministre Justin Trudeau avait mis du temps à envoyer un signal d’ouverture, lui qui avait opposé une fin de non-recevoir à la proposition d’ouvrir un tel débat avant même d’avoir consulté la brique de 200 pages signée par son homologue québécois.

Le député Massé n’a pas expliqué spécifiquement quelle forme pourrait prendre la «démarche» du caucus, ni si celui-ci pourrait la mener à la place d’un chef ayant signalé qu’il n’entretenait aucunement le désir de «s’enliser» dans des débats sémantiques sur le texte fondateur.

Le premier ministre canadien, qui avait été critiqué après avoir sèchement fermé la porte, a depuis «étudié de façon approfondie» le document et s’est dit «fier de cette réflexion» sur la façon dont «les Québécois peuvent encore plus se sentir chez eux au sein du pays».

Le caucus des députés libéraux du Québec a tenu sa conférence de presse après que le Bloc québécois et le caucus québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD) eurent convoqué la presse un peu plus tôt dans la journée de lundi.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a reproché à ces élus québécois d’avoir échoué à livrer la marchandise dans les dossiers de la gestion de l’offre, du bois d’oeuvre et de l’emplacement de la future Banque de l’infrastructure.

«Au lieu d’avoir 40 députés libéraux pour représenter le Québec, on a eu 40 criquets», a pesté l’élu de Rosemont—La Petite-Patrie en conférence de presse, flanqué de ses collègues de la province.

Les récriminations des bloquistes étaient globalement similaires. La leader de la formation, Martine Ouellet, s’est dite abasourdie de voir les élus libéraux de la province minimiser le choix de Toronto plutôt que Montréal comme ville qui accueillera le siège social de la Banque.

«Je trouve que c’est une honte d’entendre ça et de voir que les 40 députés libéraux n’aient pas défendu Montréal, n’aient rien dit, n’aient pas levé la main pour dire que ça devait venir à Montréal», a-t-elle martelé en point de presse au parlement.

Le député libéral Rémi Massé n’a pas précisé si ses collègues de caucus et lui avaient effectivement été silencieux là-dessus, mais il a soutenu que «pour les députés du Québec», l’important «ce n’est pas tellement l’endroit, mais les projets qui vont être réalisés».

Ces bilans ont été dressés alors que les travaux parlementaires doivent prendre fin cette semaine. En théorie, les députés pourraient siéger jusqu’à vendredi, selon le calendrier de la Chambre des communes.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!