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MONTRÉAL — Malgré toute la recherche sur le cancer et les campagnes de sensibilisation, le nombre de cas continue de progresser au pays. En 2017, 206 200 Canadiens devraient recevoir un diagnostic de cancer.

Et d’ici 2030, la Société canadienne du cancer s’attend à une augmentation du nombre de cas d’environ 35 pour cent. Ce seront donc 270 000 Canadiens qui recevront ce diagnostic dans 13 ans, si la tendance se maintient.

L’augmentation des cas de cancer est principalement due au vieillissement global de la population canadienne. Près de 90 pour cent des cas de cancer sont en effet détectés chez des Canadiens de plus de 50 ans.

«C’est en hausse. Avec le vieillissement de la population et l’accroissement démographique, on voit une augmentation du nombre de cas de cancer», a confirmé au cours d’une entrevue André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer.

Dans son relevé annuel qu’elle vient de publier, la Société canadienne du cancer souligne que près d’un Canadien sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie, soit 49 pour cent des hommes et 45 pour cent des femmes.

Le cancer reste la première cause de mortalité au pays et au Québec; un Canadien sur quatre en mourra. Ce sont donc 80 800 Canadiens qui en seront morts à la fin de 2017, dont 21 800 Québécois.

Recherche

Signe des progrès réalisés par la médecine et grâce à la recherche: le taux de survie après cinq ans est graduellement passé de 25 pour cent dans les années 1940 à 60 pour cent aujourd’hui.

«On a eu de grands gains dans la lutte contre le cancer. Et ça se manifeste, parce qu’aujourd’hui, le risque personnel — le risque pour une personne d’avoir un cancer — est moins grand qu’avant», fait valoir M. Beaulieu.

«Par contre, ce qu’on voit, c’est que la longévité — le fait que l’on vit plus vieux, que les gens ont une espérance de vie beaucoup plus longue — les amène, justement, à être exposés à une maladie qui s’appelle le cancer. Et collectivement, on est une population vieillissante. Il y a beaucoup plus de personnes âgées de 50 ans et plus, aujourd’hui au Québec, qu’il y en avait dans les années 1970», ajoute M. Beaulieu.

La recherche a permis d’importants progrès: les taux de survie après cinq ans s’améliorent, des traitements qui ont été développés ont moins d’effets secondaires et permettent une meilleure qualité de vie, note M. Beaulieu. Il ajoute qu’on comprend mieux aujourd’hui comment les cancers se développent.

«Si on avait davantage de dons, effectivement on pourrait financer davantage (de recherches). Mais il ne faudrait pas que les gouvernements enlèvent des fonds voués à la recherche. On voit une tendance, en ce moment, de ne peut-être pas augmenter le financement de la recherche. Il faut faire attention», avertit-il.

Il laisse un message optimiste: «on est à la veille de vivre une révolution au niveau du traitement du cancer. On sait qu’avec les avancées dans le domaine de la génétique — la fameuse médecine personnalisée dont on parle beaucoup va amener, justement, à pouvoir donner à des gens le meilleur traitement, au meilleur moment et avec le meilleur résultat. Et ça, ça va avoir un impact très, très grand dans les prochaines années pour le taux de survie au cancer».

Types de cancers

Chez les hommes québécois, les cancers les plus fréquents sont dans l’ordre ceux de la prostate (4800 cas par année), du poumon (4400) et colorectal (3800). Mais les plus meurtriers sont ceux du poumon (3600 décès), colorectal (1350 décès) et de la prostate (880).

Chez les Québécoises, les cancers les plus fréquents sont ceux du sein (6500 cas), du poumon (4300), puis colorectal (3000). Les plus meurtriers sont dans l’ordre ceux du poumon (3100 décès), du sein (1300) et colorectal (1200).

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