La Presse Canadienne

MONCTON, N.-B. — Les experts en mammifères marins indiquent que des autopsies seront nécessaires pour déterminer ce qui a pu causer la mort d’au moins six baleines franches de l’Atlantique Nord, dont on a repéré les cadavres dans le golfe du Saint-Laurent.

Isabelle Elliott, du ministère fédéral des Pêches et Océans, a précisé lundi que trois de ces «baleines noires» avaient été munies d’un dispositif de localisation par satellite, ce qui permettra de retrouver plus facilement les cadavres à la dérive de baleines franches de l’Atlantique Nord — dites aussi «baleines noires».

Selon Mme Elliott, de la Direction de la gestion des pêches et de l’aquaculture, le bilan pourrait être plus lourd encore. Elle indique que les discussions sont en cours avec les provinces afin de trouver un endroit pour remorquer un ou plusieurs cadavres afin de pouvoir pratiquer une autopsie.

Pendant ce temps, des aéronefs et des navires de la Garde côtière canadienne tentent de retrouver près des Îles-de-la-Madeleine des cadavres de baleines franches.

Les experts qualifient de «catastrophique» ce phénomène qui touche plus d’un pour cent des 500 derniers individus de cette espèce de baleine.

Tonya Wimmer, de l’organisme Marine Animal Response Society, explique qu’il faut à tout prix recueillir des échantillons biologiques si l’on veut déterminer la cause des décès, et peut-être éviter que cela se reproduise.

Les autorités ignorent pour l’instant si les baleines ont été heurtées par des navires ou si elles ont été victimes d’une prolifération d’algues toxiques, par exemple.

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