OTTAWA — Le gouvernement fédéral a autorisé mercredi l’importation de dix médicaments non approuvés par Santé Canada, dont la majorité vise à lutter contre la crise des opioïdes.

Ces médicaments sont déjà utilisés aux États-Unis, dans les pays de l’Union européenne ou en Suisse. Il s’agit de diverses formes du Diaphin, du Vivitrol, de la Probuphine et du Suboxone pour traiter la dépendance à l’héroïne ou aux opioïdes.

Ils ont tous été demandés par le directeur de la santé publique de la Colombie-Britannique, la province qui connaît le plus grand nombre de surdoses causées par des opioïdes.

L’importation d’un autre médicament, le Priftin, a été autorisée pour traiter les cas de tuberculose chez les Autochtones à la demande de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits.

Santé Canada permet depuis avril l’utilisation de médicaments approuvés dans ces trois juridictions. Cette disposition vise d’abord à lutter contre la crise des opioïdes, mais peut s’appliquer à d’autres urgences de santé publique.

Chaque demande doit être effectuée par le directeur de la santé publique d’une province. Une fois autorisé, le médicament demeurera sur la liste durant un an à moins que Santé Canada reçoive une demande pour un accès continu.

L’Agence de santé publique du Canada (ASPC) estime que la consommation d’opioïdes a fait plus de 2500 morts en 2016, une «crise sans précédent» selon son administratrice en chef, la Dre Theresa Tam.

Le nombre de surdoses ne cesse d’augmenter en Colombie-Britannique et en Alberta, les provinces les plus touchées. L’ASPC ne dispose d’aucune donnée pour le Québec. Le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec confirme qu’il est en train de les compiler et que ces données devraient être rendues publiques à l’automne.

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