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MONTRÉAL — Les étudiants québécois de langue maternelle anglaise fréquentent dans une plus grande proportion les universités francophones qu’au début des années 2000, indique une étude publiée par l’Office québécois de la langue française (OQLF).

L’étude, qui s’inscrit dans la série «Langue et éducation au Québec», porte sur l’enseignement universitaire et dresse un portrait de la fréquentation des universités francophones et anglophones du Québec.

On y révèle que les universitaires de langue maternelle anglaise venant du Québec ont fréquenté dans une plus grande proportion les universités francophones en 2014 qu’en 2002, c’est-à-dire à 9,5 pour cent contre 5,9 pour cent. La proportion de l’effectif universitaire de langue maternelle française venant du Québec qui fréquente une université francophone est quant à elle passée de 94 pour cent en 2002 à 95 pour cent en 2014. Du côté des étudiants québécois ayant une langue maternelle autre que le français et l’anglais et qui fréquentent une université francophone, la proportion est passée de 52,2 pour cent en 2002 à 70,3 pour cent en 2014.

Au total, 69,6 pour cent des étudiants universitaires du Québec étaient de langue maternelle française, contre 15,8 pour cent de langue maternelle tierce et 14,5 pour cent de langue maternelle anglaise.

Depuis 1986, la proportion des étudiants de langue maternelle anglaise est demeurée sensiblement la même, tandis que la proportion des étudiants de langue maternelle française a diminué de 9,3 points de pourcentage, et celle des étudiants de langue maternelle tierce a crû de 9,4 points de pourcentage. Selon l’étude, cette évolution découle surtout de l’apport migratoire ainsi que de l’augmentation de la proportion d’étudiants étrangers.

Le nombre d’étudiants dans les universités francophones est passé de 174 434 à 220 599 entre 2002 et 2014. Le nombre d’étudiants a aussi augmenté du côté des universités anglophones au cours de la même période, passant de 56 296 à 69 382.

En proportion, la fréquentation des universités de langue française a diminué de 2,1 points de pourcentage de 1986 à 2014 au profit des universités anglophones. La baisse s’est produite majoritairement de 1986 à 1994, précise l’étude, et repose sur deux principaux phénomènes, soit la réduction de la proportion des étudiants de langue française au profit de celle des étudiants de langue maternelle tierce, et la diminution des étudiants venant du Québec au profit de ceux venant de l’étranger.

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