AP

Le plan d’action fédéral pour protéger le caribou boréal n’informe pas les Canadiens sur les démarches entreprises par Ottawa pour préserver les nombreux troupeaux de cette espèce menacée qui ne sont pas encore protégés, dénonce un groupe écologiste.

La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) indique qu’elle maintiendra sa poursuite contre la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, afin de réclamer une plus grande transparence du gouvernement fédéral, malgré le dévoilement de son plan d’action, jeudi.

En avril, l’avocat du groupe, Frédéric Paquin, avait exposé que la Loi sur les espèces en péril obligeait Mme McKenna «de faire état des mesures déployées pour assurer la protection de l’habitat essentiel à cette date et à intervalles de six mois jusqu’à ce qu’une protection soit en place».

Cette stratégie fédérale repose sur le fait que chaque province et territoire doit se doter de son propre plan d’action. En 2012, on leur avait donné jusqu’en octobre prochain pour ce faire.

Le directeur général de la section québécoise de la SNAP soutient que la ministre McKenna devrait déjà avoir indiqué quels troupeaux demeurent non protégés et ce qui est fait pour remédier à cette situation. M. Branchaud estime que trop dépend de ces plans provinciaux.

«Le gouvernement fédéral s’éloigne de sa propre responsabilité d’identifier les endroits où il n’y a aucune protection», a-t-il décrié.

En 2011, Environnement Canada avait estimé la population à 34 000 caribous répartis dans 51 aires situées à travers neuf provinces et territoires. Plus de 80 pour cent des troupeaux au Canada sont considérés comme étant en déclin. On explique notamment ce déclin par la perte de leur habitat ainsi que par les dommages que causent l’exploitation des ressources naturelles et les incendies de forêt.

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