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MONTRÉAL — Mieux vaut être au chômage qu’occuper un emploi de mauvaise qualité — du moins en ce qui concerne l’impact sur la santé, selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques.

Un peu plus de 1100 personnes âgées de 35 à 75 ans et qui étaient au chômage en 2009-2010 ont ensuite été rencontrées en 2010-2011, puis en 2011-2012, notamment afin de mesurer leur «charge allostatique» (qui témoigne des conséquences physiologiques d’une exposition chronique au stress, et qui est parfois utilisée pour mesurer l’impact sur la santé du stress associé au travail).

La charge allostatique est entre autres mesurée à partir de marqueurs biologiques comme le rythme cardiaque, le taux de cholestérolémie, la tension artérielle et le rapport de tour de taille sur taille.

Ces marqueurs étaient les plus élevés chez les adultes qui étaient passés du chômage à un emploi de mauvaise qualité (un emploi mal rémunéré ou stressant), et les plus faibles chez ceux qui avaient obtenu un bon emploi.

La charge allostatique des anciens chômeurs qui avaient décroché un mauvais emploi était aussi plus élevée que celle des participants toujours au chômage.

Les chercheurs en viennent à la conclusion que comparativement à ceux qui restent au chômage, les adultes qui acceptent un mauvais emploi pour revenir sur le marché du travail augmentent leur risque de souffrir de plusieurs problèmes de santé.

Les conclusions de cette étude sont publiées par l’International Journal of Epidemiology.

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