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OTTAWA — Un fonds d’urgence géré par le ministère des Anciens Combattants a versé près de 38 000$ depuis quatre mois pour aider 40 vétérans aux prises avec des difficultés financières urgentes ou imprévues, certains se trouvant même aux portes de l’itinérance.

À la fin de juin, le ministère comptait dans sa base de données 750 anciens combattants identifiés comme «sans domicile fixe», soit une centaine de plus qu’en septembre dernier. Une analyse fédérale des données disponibles sur l’itinérance au Canada estime que 2950 vétérans ont séjourné dans un refuge pour sans-abri en 2014, ce qui représente 2,2 pour cent de tous les utilisateurs.

Ces chiffres révèlent combien le gouvernement fédéral pourrait devoir débourser de plus chaque année afin de loger des milliers d’anciens combattants tombés dans l’itinérance — un coût estimé à plusieurs millions de dollars par un ancien officier supérieur.

La stratégie libérale pour venir en aide aux anciens combattants devrait être dévoilée cet automne, et les vétérans seront attentifs aux sommes qui seront dévolues à ce programme, estime Walter Semianiw, un ancien Chef du personnel militaire. Le lieutenant-général à la retraite oeuvre maintenant au sein d’un organisme qui vient en aide aux anciens combattants itinérants, «VETS Canada».

Le fonds d’urgence actuel est financé par les dons d’organismes caritatifs, et les sommes sont versées aux vétérans par le biais de la Légion royale canadienne ou d’organismes, comme «VETS Canada», qui ont conclu une entente de service avec Ottawa. Or, M. Semianiw, qui a aussi été sous-ministre aux Anciens Combattants, estime que l’actuel fonds d’urgence n’est pas assez souple pour remettre rapidement l’aide financière aux vétérans admissibles.

Le programme vise à accorder jusqu’à 1000$ par année aux «anciens combattants qui en ont besoin lorsque survient une urgence ou un imprévu». Dans son budget du printemps dernier, le gouvernement libéral promettait de consacrer «4,0 millions $ sur quatre ans pour établir un Fonds d’urgence pour les vétérans».

Les motifs qui poussent les anciens combattants à l’itinérance sont multiples: perte d’emploi, problèmes de santé physique ou mentale, rupture familiale, violence conjugale, toxicomanie. Selon les données fédérales, les vétérans qui deviennent itinérants avaient quitté l’armée en moyenne 10 ans auparavant.

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