TORONTO — Des agences de protection des consommateurs mettent en garde contre les véhicules usagés qui pourraient avoir subi des dommages lors des récentes inondations aux États-Unis.

Les agences préviennent que certains véhicules s’étant trouvés au coeur de l’ouragan Harvey et d’autres catastrophes pourraient être importés et revendus à des Canadiens peu méfiants.

Elles précisent que ces véhicules peuvent sembler en parfaite condition puisque les dégâts causés par l’eau peuvent prendre plusieurs mois — voire des années — à se manifester.

L’Association pour la protection des automobilistes (APA) affirme que certains problèmes pourraient être omis de l’historique du véhicule et ne pas être décelés au cours d’une inspection.

L’APA recommande de faire l’acquisition d’un véhicule usagé auprès d’un concessionnaire ou de déterminer sa provenance pour éviter toute région touchée par un temps extrême.

Le président de l’Association, George Iny, affirme qu’aucun cas n’a été signalé jusqu’à présent, sans doute parce que les problèmes découlant des inondations ne sont toujours pas apparus.

Les véhicules endommagés par des inondations traversent habituellement la frontière après avoir été vendus en pièces, nettoyés puis réassemblés, expose M. Iny.

L’Office québécois de la protection du consommateur et le Conseil ontarien de commerce des véhicules automobiles (OMVIC) ont tous deux émis des avertissements à cet égard plus tôt ce mois-ci.

«Les autorités américaines nous ont dit qu’elles s’attendent à ce qu’un demi-million de véhicules aient été inondés à la suite de l’ouragan Harvey seulement», a indiqué Tom Girling, de l’OMBVIC.

Le responsable des communications, Terry O’Keefe, a prévenu que l’eau est «insidieuse».

«Elle s’infiltre dans tout et cause de la corrosion», a-t-il exposé.

Avec le temps, des dommages provoqués par l’eau peuvent empêcher le déploiement des coussins gonflables, faire fermer l’ordinateur du véhicule ou abîmer la direction assistée électrique, a-t-il illustré.

Les concessionnaires enregistrés sont tenus par la loi de révéler si un véhicule a subi des dommages lors d’inondations ou s’il a été déclaré perte totale, mais les particuliers n’ont pas de telles obligations, souligne l’OMBVIC, qui invite la population à se méfier des véhicules dont le prix est inférieur à celui du marché.

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