QUÉBEC — La réglementation québécoise sur le cannabis, qui sera présentée à l’Assemblée nationale en octobre, s’alignera sur ce qui a déjà été fait en Ontario, sans nécessairement être conforme en tous points.

La marijuana deviendra légale au Canada le 1er juillet 2018. Les provinces doivent d’ici là indiquer comment elles vont encadrer la production, la vente et la consommation du produit controversé.

Vendredi, le premier ministre Philippe Couillard a fait savoir que son projet de loi-cadre sera similaire à celui de l’Ontario.

«Il y aura certainement beaucoup de points communs, comment pourrait-il en être autrement alors que nous sommes des voisins, que la population passe librement d’un endroit à l’autre, alors il faut être conséquent», a-t-il déclaré en marge du septième conseil des ministres conjoint Québec-Ontario, qui se tenait au Centre des congrès de Québec.

M. Couillard envoie des signaux depuis quelques jours comme quoi l’âge légal pour consommer de la marijuana au Québec sera de 18 ans.

Si cela s’avère être le cas, il se trouverait à rejeter la proposition de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui prône l’âge minimum à 21 ans, conformément à certains experts du milieu de la santé.

Queen’s Park a déjà déterminé que l’âge minimal pour consommer, acheter et posséder du cannabis récréatif en Ontario sera de 19 ans, tout comme l’alcool.

L’Ontario a également annoncé que jusqu’à 150 magasins, gérés par le gouvernement, pourront vendre de la marijuana lorsqu’Ottawa légalisera son usage récréatif l’été prochain. Ces points de vente seront supervisés par la LCBO, la Régie des alcools de l’Ontario.

La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a dit vendredi vouloir travailler avec le Québec afin d’éviter, entre autres, que naisse un commerce transfrontalier.

«C’est une question maintenant avec l’alcool, c’est pourquoi nous voulons travailler ensemble afin de s’assurer que l’on comprenne ce qu’est le protocole à la frontière», a-t-elle affirmé lors d’un point de presse conjoint avec M. Couillard.

Pour sa part, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui a mené une série de consultations publiques sur le cannabis, promet de mettre l’accent sur la santé et la sécurité des Québécois.

Si l’Ontario partage cet objectif, d’autres différences apparaissent toutefois, notamment sur le prix de vente du cannabis.

Mme Charlebois a évoqué cette semaine que le cannabis pourrait se vendre sept ou huit dollars le gramme au Québec; l’Ontario entend plutôt le vendre autour de 10 dollars le gramme.

«C’est prématuré, s’est défendu la ministre en impromptu de presse. Quand on aura la loi qui va encadrer le cannabis, quand ça va être en vigueur, on va se garder une marge de manoeuvre pour toujours être en souplesse pour pouvoir ajuster le prix au besoin parce qu’il faut contrer le marché noir.»

Le prix du cannabis ne sera donc pas inscrit dans la loi, a-t-elle expliqué, mais sera déterminé plus tard, par règlement.

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