MONTRÉAL — Même après huit mois de grève, les travailleurs de CEZinc, à Salaberry-de-Valleyfield, viennent de rejeter à 97 pour cent les dernières offres de leur employeur.

Les 371 travailleurs de l’usine de raffinage de zinc sont membres du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ.

La grève avait débuté le 12 février dernier. Les principaux points en litige sont le maintien du régime de retraite et des conditions de travail, incluant les salaires, a fait savoir le syndicat.

«Le comité de négociation patronal a mis en doute la crédibilité du comité (syndical) et ne semblait pas croire quand on leur disait que nos travailleurs n’étaient pas essoufflés et qu’on n’accepterait pas les concessions qu’ils ont soumises à la table de négociation», a expliqué au cours d’une entrevue, mardi, Luc Julien, représentant syndical des Métallos.

«Eux, ils y allaient à l’usure, en pensant qu’on allait s’affaiblir. Mais manifestement, le résultat (du vote) prouve que le comité de négociation syndicale était bien au courant de la volonté des membres», a-t-il ajouté.

L’employeur CEZinc, qui est une propriété du Fonds de revenu Noranda, affirme de son côté vouloir réduire ses coûts et améliorer la productivité dans l’usine.

Le syndicat soutient que l’employeur a déposé, le 26 septembre, des offres très semblables à celles qui avaient poussé les travailleurs à débrayer au départ — ce qui explique le fort rejet des offres même après huit mois de grève.

«Le contrat qu’ils nous ont soumis prévoit essentiellement les mêmes choses que celles qui ont été soumises avant le conflit. Et la position du syndicat n’a pas changé depuis ce temps-là», a critiqué M. Julien.

Il rapporte que compte tenu des concessions demandées aux travailleurs sur diverses clauses, les augmentations de salaire offertes représentaient ultimement moins de 1 pour cent.

De son côté, Eva Carrisimi, présidente et chef de la direction de Zinc Électrolytique, s’est dite déçue du fait que les employés aient rejeté une offre équitable, compte tenu du contexte.

«Nous sommes déçus du fait que nos employés aient rejeté une offre raisonnable. Notre offre prévoyait des améliorations au régime de retraite, une retraite hâtive pour près de 100 employés dans les cinq prochaines années, en plus d’augmentations de salaire», a-t-elle indiqué par voie de communiqué.

Les deux parties se sont dites prêtes à poursuivre les discussions en vue de renouveler le contrat de travail.

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