VANCOUVER — Le Forest Stewardship Council (FSC) tient cette semaine son assemblée générale triennale à Vancouver, avec pour objectif de se poser en une certification forestière «incontournable».

Le président de la branche canadienne de l’organisation, François Dufresne, vise l’atteinte d’une «masse critique» d’ici la prochaine décennie, qu’il chiffre à 20 pour cent des produits forestiers transigés à l’international, «en volume et en valeur».

Près de 200 millions d’hectares de forêt à travers le monde sont actuellement certifiées selon les normes du FSC, qui se veulent tant socialement qu’environnementalement responsables.

L’organisation à but non lucratif se trouve «au milieu de processus de transformation», souligne M. Dufresne, alors qu’elle a adopté de nouveaux principes qui vont «changer la donne au Canada», notamment en ce qui a trait à la participation des Premières Nations.

«Soixante-quinze pour cent des communautés autochtones au Canada vivent en forêt, donc leur consentement devient un enjeu clé pour établir une crédibilité au sein de l’industrie pour mettre sur le marché des produits forestiers certifiés», a-t-il expliqué.

Cette nouvelle norme compte parmi celles dont les modalités d’application devront être déterminées cette semaine, a-t-il précisé.

François Dufresne explique que les entreprises se plient à volontairement à ces normes parce qu’elles procurent un certain avantage concurrentiel.

Il estime que les exportateurs canadiens ont «de plus en plus» besoin de cette certification, exigée par des géants comme IKEA, Kimberly-Clark, Unilever et Procter & Gamble.

FSC est d’ailleurs l’unique certification que la plupart des groupes environnementaux soutiennent pour la gestion de la forêt boréale au pays, peut-on lire sur le site web de Greenpeace Canada.

Quelque 55 millions d’hectares de forêt canadienne sont actuellement certifiés FSC.

Un moment charnière

Par communiqué, le directeur général de l’organisation, Kim Carstensen, a signalé que l’assemblée de cette semaine représente un «moment charnière» dans son essor, puisqu’il sera question «des enjeux desquels dépendront non seulement le succès du FSC, mais aussi la pérennité des forêts du monde entier».

Le ministre québécois des Forêts, Luc Blanchette, se rendra pour l’occasion à Vancouver, où seront réunis des centaines de participants issus de plus de 80 pays.

M. Dufresne fait état d’un «retour aux sources» du FSC.

«(À sa création), c’est la société civile qui s’est prise en charge. Pas seulement les mouvements environnementaux, mais aussi les compagnies qui voulaient s’y joindre — les autochtones, les syndicats — pour créer FSC pour prendre une approche responsable de l’aménagement de la forêt.»

«On s’adapte aux enjeux de l’heure, notamment en ce qui concerne les changements climatiques, a-t-il soutenu. La forêt est un maillon primordial pour absorber le CO2 et émettre de l’oxygène.»

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