Getty Images «Il n’y a pas de rôle à jouer, on fait juste s’adapter constamment et on garde les pieds sur terre», dit Sophie Grégoire-Trudeau.

Le 19 octobre 2015, Justin Trudeau était élu premier ministre du Canada. Dans son discours de victoire, il remerciait, entre autres, sa femme, Sophie, pour sa «force, sa compassion, sa grandeur d’âme et sa générosité profonde», des qualités nécessaires pour être première dame, même si le rôle n’est pas officiel au Canada. Bilan de mi-mandat avec Sophie Grégoire-Trudeau.

«Les journées varient beaucoup, qu’il s’agisse des tâches que j’ai dans mon travail à moi, de femme du premier ministre, ou de mes tâches personnelles de vie de famille», explique d’emblée l’ancienne journaliste, jointe au téléphone. La journée de l’entretien, elle était d’ailleurs plus maman que femme de premier ministre. Elle était à la maison, à Ottawa, en train de soigner un vilain rhume que sa fille, Ella-Grace, 8 ans, et elle avaient toutes deux attrapé.

Son implication étant réclamée un peu partout, elle doit faire des choix. «C’est difficile de choisir [mes causes] parce que je veux tout faire. Je veux aider tout le monde et je sens que j’ai la responsabilité de le faire», admet-elle. Elle a décidé de poursuivre le travail qu’elle avait entamé avant d’être première dame du Canada. Ses causes de prédilection n’ont pas changé: celles des femmes, des enfants et du bien-être.

«Je me sens impliquée, interpellée, responsabilisée. Je ne suis pas intimidée, je me sens à ma place.» – Sophie Grégoire-Trudeau

Même si son rôle officieux de première dame est très exigeant, Sophie Grégoire-Trudeau considère que sa tâche principale est celle de mère. «Je ne sais pas ce que les gens s’imaginent de ma vie au quotidien. C’est sûr que j’ai des événements dans la semaine, mais cinq minutes avant, je suis probablement en train de donner le bain à Hadrien (3 ans). Dix minutes après, je donne le souper aux enfants.»

Ses enfants sont d’ailleurs sa plus belle réalisation au cours des deux dernières années, de son aveu personnel. La maman en elle est fière de voir que Xavier, Ella-Grace et Hadrien sont ouverts sur le monde et conscients du sérieux des tâches de papa et maman. «Que mes enfants me voient au service, ça, ça me touche», ajoute-t-elle. Elle mentionne d’ailleurs qu’elle sent déjà le sens du devoir monter en eux, qui commencent à penser à leur avenir.

Il faut dire que les enfants Trudeau parlent de tout avec leurs parents, que ce soit du féminisme, de l’égalité des sexes ou des enjeux entourant les femmes autochtones, par exemple.

«Je pense que presque tous les sujets peuvent être abordés, à leur niveau de conversation. Moi je ne suis pas gênée d’avoir des conversations avec mes enfants.»

La première dame du Canada se permet d’ailleurs de partager sur les réseaux sociaux des parcelles de sa vie avec sa famille, mais aussi des portraits avec des alliées de ses causes, notamment avec Malala Yousafzai et Emma Watson, pour ne nommer que celles-là. Mme Grégoire-Trudeau avoue avoir résisté à l’envie de se lancer dans l’aventure de Facebook et d’Instagram, mais elle s’y est résolue.

«Une fois de temps en temps, quand j’ai un moment personnel en famille, je me dis que j’aimerais ça que les gens nous connaissent, qu’ils voient c’est qui Sophie, c’est qui Justin. Pour qu’ils sachent que ce n’est pas juste ce qu’ils voient dans les journaux parce que s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est ce qu’il y a dans les médias, ce n’est pas toujours la réalité.»

Que pense-t-elle des commentaires négatifs qui se propagent à la vitesse de la lumière sur le web, à chaque fois qu’elle publie quelque chose? «Je ne lis pas ça. Je n’ai pas de temps pour ça! J’ai trop à faire, j’ai trop à accomplir.»

Sophie Grégoire-Trudeau a en effet encore beaucoup de travail à accomplir dans les deux prochaines années, les dernières du premier mandat de Justin Trudeau. Si elle prévoit continuer les démarches entamées pour mettre de l’avant ses causes de prédilection, elle entend aussi se pencher sur le sujet du trafic humain et peut-être même en collaboration avec son homologue américaine, Melania Trump. «Il n’y a pas d’entente en ce moment. Mais je l’ai entendue une fois parler de trafic humain et c’est quelque chose qui. en ce moment, me préoccupe énormément dans notre pays. Et vous allez en entendre parler sous peu, dans les mois à venir.»

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