Colin Perkel Colin Perkel / La Presse Canadienne

TORONTO — Le seul officier supérieur de la police de Toronto qui a été jugé responsable de la violation majeure des droits civils pendant le sommet du G20, qui s’est déroulé il y a sept ans dans la Ville-Reine, a perdu son appel.

David (Mark) Fenton espérait faire renverser la décision d’inconduite professionnelle qui avait été rendue à son endroit, mais il devra plutôt faire face à un jugement encore plus sévère.

Dans sa décision, la Commission civile de l’Ontario sur la police (CCOP) a durci la sentence octroyée à David Fenton à qui l’on reprochait, entre autres, d’avoir ordonné que des centaines de manifestants soient pris en souricière pendant plusieurs heures alors que des pluies torentielles s’abattaient sur Toronto.

La Commission a statué qu’il est difficile de comprendre pourquoi les blâmes rendus pour ces arrestations de masse, qui ont été jugées contraires à la loi et en violation de la Charte des droits, ne sont pas plus sévères.

Conséquemment, l’organe a décidé de doubler la sentence de David Fenton. Il perdra donc 60 journées de vacances payées, plutôt que 30.

Alors que des vandales semaient le chaos à Toronto pendant la fin du semaine du 26 et 27 juin 2010, les supérieurs de David Fenton lui ont ordonné de reprendre le contrôle de la ville. Celui-ci a alors procédé à une vague d’arrestations sommaires. Des manifestants pacifiques et même des passants ont été interceptés près de l’hôtel Novotel sur la rue The Esplanade, puis sur l’avenue Spadina et la rue Queen West.

Pendant la procédure d’appel, David Fenton a fait valoir qu’il est faux de prétendre que les arrestations de masse étaient injustifiées. Il a déclaré qu’il avait des fondements solides pour ordonner ces détentions et qu’il est déraisonnable d’affirmer qu’il aurait dû prendre en compte les conditions climatiques qui sévissaient à ce moment-là.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!