Josie Desmarais / Métro

QUÉBEC — On devrait savoir jeudi si le bureau principal de l’Agence mondiale antidopage demeurera officiellement à Montréal, au moins jusqu’en 2031.

Une rencontre a été organisée à Séoul, en Corée du Sud, jeudi, réunion au cours de laquelle les hauts dirigeants de l’Agence mondiale antidopage (AMA) entendront la proposition présentée conjointement par la ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, et le président de Montréal international, Hubert Bolduc.

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne lundi matin, entre deux avions, la ministre St-Pierre s’est montrée optimiste et confiante de voir la proposition présentée à l’AMA acceptée sur-le-champ.

«Nous sommes très, très déterminés. C’est tellement important pour le mouvement olympique» de conserver cette institution à Montréal, a fait valoir la ministre St-Pierre.

En septembre, à Paris, après avoir laissé planer un doute, l’Agence mondiale antidopage avait renoncé à lancer un appel d’offres pour examiner la possibilité de déménager dans une autre ville son bureau principal à compter de 2021, soit au terme de l’entente actuelle, une idée qui avait été fort mal accueillie à Montréal.

La décision de l’AMA de renoncer à cet appel d’offres, à la suite des pressions et représentations en provenance du Québec et du Canada, a donc été perçue comme une très bonne nouvelle, une étape importante, mais avant de crier victoire, il restait encore à négocier avec l’AMA les détails d’une nouvelle entente pour la période 2021-2031, en tenant compte de certaines exigences formulées par l’organisme voué à contrer le dopage chez les athlètes.

Depuis septembre, un processus de négociation a donc été entrepris, processus qui devrait normalement connaître son aboutissement jeudi, espère la ministre.

En principe cependant, si elle ne juge pas la proposition à la hauteur de ses attentes, l’AMA pourrait faire encore durer le suspense et forcer la délégation à refaire ses devoirs.

«On ne peut pas présumer de leur décision», a dit Mme St-Pierre, rappelant que les dirigeants de l’AMA étaient «souverains» dans leurs prises de position. Il serait quand même étonnant que le choix de Montréal soit remis en question, car il faudrait un vote aux deux tiers des membres du «comité fondateur» pour enclencher un processus de déménagement, un scénario qui paraît moins probable à cette étape-ci.

Mme St-Pierre n’a pas voulu élaborer sur le contenu des nouvelles propositions soumises par Québec et Ottawa à l’organisation internationale en vue d’obtenir son adhésion envers Montréal, ni voulu s’étendre sur un éventuel impact financier pour les contribuables. Elle a préféré parler de «bonifications» apportées à l’entente actuelle, plutôt que de nouvelles «concessions» faites à l’AMA.

Les dirigeants de l’organisation «ont besoin de certaines garanties, de certaines protections, et on a négocié sur cette base-là», a noté la ministre.

Elle a réaffirmé que les arguments en faveur du maintien du siège de l’agence à Montréal, qui emploie 85 personnes, étaient nombreux, incluant les retombées économiques pour le Québec. Mais surtout, l’agence antidopage possède une notoriété internationale, un prestige indéniable, a-t-elle indiqué.

L’organisme, qui vise à promouvoir et coordonner la lutte contre le dopage dans le sport sur le plan international, a pignon sur rue à Montréal depuis 1999.

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