Chantal Lévesque / Métro Steven Guilbeault.

MONTRÉAL — À l’issue de 23e conférence des Nations unies sur le climat, le directeur d’Équiterre, Steven Guilbeault, signale que le Canada doit maintenant faire ses devoirs.

M. Guilbeault dresse un bilan «plutôt positif» de la COP23, où les signataires de l’accord de Paris sur le climat ont discuté de sa mise en oeuvre.

La conversation s’est enfin tournée vers des engagements à moins long terme, s’est-il réjoui, en vue de maintenir la hausse de la température mondiale à au plus 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

Le coup d’envoi de la conférence a justement été donné par l’annonce de l’Organisation météorologique mondiale selon laquelle 2017 est en voie d’établir un record de température, si l’on fait exception des années touchées par le phénomène El Niño.

Outre un certain manque d’ambition, l’ombre au tableau de ce sommet est selon lui l’absence d’avancées significatives sur la question du soutien financier aux pays déjà menacés par les changements climatiques.

La COP23, bien que tenue en Allemagne, était pourtant présidée par les îles Fidji — une première pour un pays insulaire aussi vulnérable à la montée des océans, souligne M. Guilbeault.

Le temps file pour le gouvernement de Justin Trudeau

«Il y a plusieurs mesures dans le cadre du plan fédéral de lutte aux changements climatiques qui se font attendre», a relevé Steven Guilbeault en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Il cite en exemple l’application de la taxe sur le carbone ou encore le projet de règlement pour l’élimination du charbon comme source d’énergie d’ici 2030.

«On est à mi-mandat, a-t-il souligné. Si on ne le fait pas au cours des prochains mois, c’est peu probable qu’on le fasse avant les prochaines élections.»

À Bonn, la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a néanmoins mis sur pied avec son homologue britannique une coalition internationale pour promouvoir la fermeture des centrales au charbon, une source majeure de pollution atmosphérique.

Pour sa part, Équiterre ne tourne pas immédiatement le regard vers la COP24, qui prendra place l’an prochain en Pologne, mais bien vers un sommet beaucoup plus rapproché: le G7, dont le Canada sera l’hôte, en juin prochain, à la Malbaie.

«C’est un moment politique quand même très important, soulève M. Guilbeault. Je pense qu’on doit parler du  »G6+1 » parce que nous savons très bien que M. Trump n’acceptera fort probablement pas quelle qu’entente que ce soit, mais ça n’empêche pas le Canada de travailler avec les autres pays pour tenter de faire avancer les négociations internationales sur les changements climatiques.»

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