L’ancien député François Aquin, le premier élu de l’Assemblée nationale à afficher ouvertement des idées souverainistes, s’est éteint, a annoncé son épouse.

Andrée Le Roy n’a pas précisé la date exacte de la mort de l’ancien élu. L’avis de décès de M. Aquin est paru dans le quotidien Le Devoir de samedi.

Né en 1929 à Montréal, François Aquin était aussi le cousin de l’écrivain Hubert Aquin.

Selon l’avis de décès, M. Aquin est diplômé en droit de l’Université McGill et est entré au Barreau en 1956.

Il a tôt eu la piqûre de la politique. Président de la Fédération des jeunes libéraux du Québec de 1959 à 1963, il est élu à la présidence de la Fédération libérale du Québec en 1963 et en 1964.

En 1966, il est élu député de la nouvelle circonscription montréalaise de Dorion à l’Assemblée nationale (alors l’Assemblée législative de la province de Québec), obtenant une majorité de 1275 voix devant l’unioniste Maurice-T. Custeau.

Mais en 1967, outré par la réaction de son parti et de son chef Jean Lesage au célèbre «Vive le Québec libre!», du général de Gaulle, il claque la porte, déclare sa foi indépendantiste et siège à titre d’indépendant. Il participe ensuite à la fondation du Mouvement Souveraineté-Association (MSA), ancêtre du Parti québécois, en 1967.

Toutefois, il s’oppose ensuite à René Lévesque, notamment sur la question des droits linguistiques de la minorité anglophone du Québec. Il démissionne du conseil exécutif de la formation, tout juste avant la fondation du Parti québécois.

Il démissionne de son siège de député en novembre 1968 et retourne à la pratique du droit et de l’enseignement. Il sera notamment chargé de cours à l’Université de Montréal de 1969 à 1989.

Le site de l’Assemblée nationale indique que M. Aquin a aussi participé l’élaboration d’un code de confidentialité aujourd’hui incorporé à la Loi sur le ministère du Revenu.

En 2009, il reçoit la distinction d’avocat émérite par le Barreau du Québec.

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