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PÉKIN, Chine — Les vidéos dans lesquelles il effectue des «doubles backflips» ont fait le tour du monde.

Le planchiste de Lac-Beauport Éli Bouchard, qui vient à peine de souffler ses 10 bougies, a maintenant comme mandat de promouvoir sa discipline dans une Chine avide de sensations fortes et de plus en plus attirée par les sports d’hiver.

Il fait partie de la délégation d’affaires qui accompagne le premier ministre Philippe Couillard cette semaine à Pékin, Hangzhou et Shanghai.

Pour la partie pékinoise du voyage, le ministère québécois de l’Économie l’a invité à faire une démonstration de planche à neige devant les médias chinois, au Festival de neige et de glace.

«Aimerais-tu participer aux Jeux olympiques de Pékin en 2022», lui demande une journaliste chinoise par le biais d’un interprète. «Oui, oui», répond celui qui dévalisait déjà les pentes à l’âge d’un an et demi, et qui maintenant, semble tout à fait à l’aise dans son nouveau rôle d’ambassadeur.

Sa mère, Natacha Thériault, explique que son fils a récemment reçu une offre du géant chinois Wanda pour qu’il se rende en Chine au moins cinq fois par année, qu’il soit la vedette d’un film, d’un jeu vidéo et qu’il inspire une gamme de produits.

La compagnie disait aussi vouloir lui offrir la citoyenneté chinoise, ajoute-t-elle. L’espoir était qu’Éli Bouchard représente la Chine aux Jeux olympiques de 2022, mais la famille, bien qu’elle trouve la Chine «visionnaire», a refusé l’offre.

«Est-ce qu’il peut compétitionner pour la Chine? Oui, il le peut, mais il ne le fera pas. (…) On est Canadiens», a affirmé Mme Thériault, en précisant avoir aussi refusé à trois reprises l’invitation de l’animatrice-vedette américaine Ellen DeGeneres pour qu’Éli participe à son émission, parce que la famille n’était pas disponible et qu’Éli «n’était pas assez habile en anglais».

«Maintenant, il parle très bien l’anglais», a-t-elle ajouté, alors que plus loin son fils signait des autographes.

Des «millions» pour Sainte-Agathe-des-Monts

À l’approche de l’échéance olympique, et pour répondre à certains enjeux de santé publique, Pékin s’est fixé comme objectif d’amener 300 millions de Chinois à pratiquer des sports d’hiver.

Un marché de niche que le Québec entend bien occuper, selon le premier ministre Couillard. «On n’a pas à rougir de rien», a-t-il déclaré devant les Bauer, Pajar, Mode Avalanche, Raccoon skis, Coaching Technologies, etc., qui l’accompagnent en mission.

Exportation d’équipement sportif en Chine, échanges étudiants, écoles de hockey et nouvelles technologies de simulation, le Québec a tout ce qu’il faut pour «aider» les Chinois à s’accomplir dans le sport d’hiver, a-t-il dit.

Dimanche, en plein coeur du Stade olympique de Pékin, communément appelé le Nid d’oiseau, alors que se disputait une partie de hockey amicale entre de jeunes Québécois et de jeunes Chinois, l’entraîneur Michel Vallière a expliqué que les Chinois souhaitent avant tout combiner exercices d’habiletés et nouvelles technologies, telles que l’équipement interactif et les lumières intelligentes sur la glace.

«On est loin des cônes oranges (…) c’est un outil de motivation pour eux», a-t-il affirmé.

«On veut notre part du gâteau», a pour sa part déclaré Denis Chalifoux, maire de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides.

Seule municipalité à faire partie de la délégation, Sainte-Agathe mise sur les échanges étudiants pour augmenter le tourisme dans la région.

Elle compte aussi exporter en Chine les techniques de «coaching» et la technologie de son école de hockey.

De tels partenariats avec la superpuissance mondiale rapporteront «quelques millions» à la municipalité, estime-t-il.

«C’est gros. On n’est pas venu ici pour s’amuser», a ajouté le maire.

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