FRANCOIS MORI FRANCOIS MORI / The Associated Press

OTTAWA — Boeing soutient qu’il n’a pas encore décidé s’il participera à l’appel d’offres du gouvernement canadien pour remplacer la flotte vieillissante de CF-18 de l’armée de l’air.

Le constructeur américain indique qu’il attend d’abord de voir quelle allure prendra cet appel d’offres avant de proposer son avion de chasse Super Hornet.

Boeing brillait d’ailleurs par son absence, lundi, lors d’une rencontre d’information préliminaire avec des responsables du gouvernement canadien. Les hauts fonctionnaires ont dévoilé aux intéressés les grandes lignes de cette acquisition de 88 nouveaux avions de chasse, une transaction de 15 à 19 milliards $. Le processus d’appel d’offres doit s’ouvrir officiellement l’an prochain.

Les constructeurs souhaitant participer à l’appel d’offres n’étaient toutefois pas tenus d’assister à cette rencontre préparatoire, lundi, mais l’absence de Boeing (NYSE:BA) n’a pas manqué de faire jaser.

Le porte-parole du constructeur américain, Scott Day, a expliqué que le Canada est certes un client précieux de Boeing, qui est convaincu par ailleurs de la supériorité de son Super Hornet. Mais Boeing souhaite d’abord consulter les détails de l’appel d’offres avant de se lancer dans la course, a-t-il soutenu.

Boeing a déclenché au printemps dernier une guerre commerciale avec le constructeur québécois Bombardier (TSX:BBD.B), accusé de dumping aux États-Unis parce qu’il jouirait de subventions gouvernementales. La Commission internationale du commerce des États-Unis devrait décider jeudi si la vente de 75 appareils CS100 à Delta Air Lines (NYSE:DAL) en 2016 a porté préjudice à Boeing et sa famille d’appareils 737 MAX 7, comme le prétend l’avionneur américain dans sa plainte.

À cause de ce litige, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé en novembre qu’il renonçait à son projet d’acquérir 18 chasseurs Super Hornet pour épauler temporairement les vieux CF-18 en attendant de lancer l’appel d’offres pour remplacer toute la flotte. Et à l’aube de cet appel d’offres, Ottawa a aussi prévenu que les entreprises qui nuiraient aux intérêts économiques du Canada partiraient d’un très mauvais pied — sans nommer directement Boeing.

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