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Les Canadiens coupables d’infidélité financière

A young woman is sitting in her kitchen and is loking at her receipts at home while using a smart phone Photo: Getty Images/iStockphoto
Daniela Germano - La Presse Canadienne

TORONTO — À l’approche de la Saint-Valentin, une nouvelle enquête d’opinion suggère que les Canadiens devraient peut-être discuter d’infidélité avec leur partenaire — d’infidélité financière, s’entend.

Le sondage Léger, mené en ligne pour le compte de la société Credit Canada et du Conseil des normes de planification financière (FPSC), indique que 36 pour cent des répondants ont déjà raconté un mensonge financier à leur partenaire de vie. Un pourcentage similaire de participants affirme avoir déjà été victime de l’«infidélité financière» d’un conjoint.

L’infidélité financière la plus souvent rapportée concernait les cartes de crédit utilisées en secret. D’autres ont parlé de mensonges sur le revenu réel, d’achats importants sans en parler au conjoint, ou de faillite inavouée. L’enquête révèle d’ailleurs que 34 pour cent des participants ont déjà caché à leur partenaire actuel un secret sur leurs finances personnelles.

Kelley Keehn, du FPSC, admet toutefois que la notion d’«infidélité financière» est vague et qu’il revient à chaque couple de la définir. On parle souvent davantage d’un manque de transparence sur l’état réel des finances personnelles.

«Si vous détenez chacun votre compte et que vous avez déjà établi qu' »à chacun son argent » et que vous êtes bien libre d’en faire ce que vous voulez, alors vous n’êtes pas infidèle si vous dépensez ou épargnez sans le dire à l’autre, explique Mme Keehn. Mais si vous aviez convenu, disons, de partager les dépenses de plus de 100 $ et que vous jouez dans le dos de l’autre, alors il s’agit d’infidélité financière.»

Surtout les jeunes

Les participants de 18 à 34 ans étaient plus susceptibles que les autres d’avoir été victimes d’infidélité financière, à 47 pour cent, tandis que seulement 18 pour cent des participants âgés de 65 ans et plus avaient eu le même problème. Le genre et le niveau de revenu semblent toutefois ne rien changer au phénomène.

Le sondage révèle que 35 pour cent des hommes et 37 pour cent des femmes ont déjà été trompés par un partenaire — toujours en matière de finances personnelles, bien sûr; les répondants des deux genres ont par ailleurs admis qu’ils avaient déjà eux-mêmes menti à un partenaire sur leur situation financière.

Mme Keehn admet qu’il est souvent délicat de mêler argent et amour, mais elle croit qu’il vaut mieux régler ces considérations terre-à-terre dès le début d’une relation, puis d’en reparler de temps en temps. Et pour les couples qui traversent une période financière difficile, elle recommande de consulter un planificateur financier ou de se renseigner en ligne sur les façons de s’en sortir.

L’enquête a été menée auprès de 1550 Canadiens du 2 au 5 janvier; aucune marge d’erreur ne peut être calculée pour un sondage en ligne.

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